Arrestation de militaires maliens soupçonnés de complot contre IBK
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Arrestation de militaires maliens soupçonnés de complot contre IBK
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BAMAKO (Reuters) - Un officier et une dizaine d'autres militaires soupçonnés de vouloir renverser le président malien Ibrahim Boubacar Keita ont été arrêtés, a-t-on appris vendredi de sources proches de l'armée et des services de renseignement.
Il s'agit du lieutenant Mohamed Ouattara, qui appartient à l'unité d'élite des Bérets verts jugée proche de l'ex-président Amadou Toumani Touré, déposé le 22 mars 2012, a-t-on précisé, ajoutant qu'il avait été interpellé mercredi soir.
"Il préparait quelque chose mais n'a pas eu le temps de passer à l'acte. Il y a eu d'autres arrestations. Certains dirigeants politiques sont peut-être impliqués. Une enquête est en cours", a déclaré un membre de l'état-major ayant requis l'anonymat. L'arrestation a été confirmée par un deuxième officier et Mohamed Ouattara lui-même n'était pas joignable.
"Une dizaine de sous-officiers avaient l'intention d'attenter à la vie du président de la République pour déstabiliser le pays. Certains ont été gardes du corps d'anciens ministres", a expliqué un membre des services de renseignement ayant également souhaité rester anonyme.
A la présidence, on indique que le chef de l'Etat a eu un accident de voiture mercredi soir tout en assurant qu'il ne s'agissait pas d'une tentative d'assassinat.
"Nous avons appris comme tout le monde sur les réseaux sociaux qu'il y avait eu une tentative d'assassinat du président IBK. S'ils se référent à cela pour parler d'une tentative d'assassinat, non, c'était un simple accident", a-t-on déclaré.
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Après le coup d'Etat du 22 mars 2012 contre Amadou Toumani Touré, les séparatistes touaregs du nord du Mali ont infligé une sévère défaite aux putschistes avant d'être eux-mêmes débordés par des mouvements djihadistes, dont la progression vers Bamako a provoqué l'intervention de l'armée française en janvier 2013.
(Tiemoko Diallo et Adama Diarra, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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