Le Premier ministre indien s'engage à protéger les femmes
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NEW DELHI (Reuters) - Le nouveau Premier ministre indien Narendra Modi est sorti de son mutisme après une série de crimes et de viols à l'encontre de femmes en déclarant publiquement mercredi que l'Inde devait protéger et respecter les femmes.
Une série de meurtres commis dans l'Etat de l'Uttar Pradesh ont choqué l'Inde ces derniers temps et notamment le viol de deux adolescentes âgées de 12 et 14 ans, retrouvées pendues à un arbre dans un village de cet Etat situé dans le nord du pays.
Les proches des victimes avaient refusé de descendre les corps des deux jeunes filles tant que la police ne prendrait pas l'affaire en charge. Trois suspects ont été arrêtés et deux policiers sont en détention pour avoir tenté de couvrir ces crimes.
Mercredi, une femme de 45 ans a été retrouvée pendue à un arbre près de la frontière avec le Népal, toujours dans l'Uttar Pradesh. Une enquête est en cours pour déterminer si la victime a été violée avant de mourir.
"Respecter et protéger les femmes devrait être une priorité des 1,25 milliard de personnes de ce pays", a déclaré Narendra Modi, dans son premier discours au parlement depuis la victoire de son parti, le Bharatiya Janata (BJP, nationalistes hindous), aux élections législatives d'avril-mai.
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"Tous ces incidents doivent nous inciter à l'introspection. Le gouvernement va devoir agir. Le pays n'attendra pas et la population n'oubliera pas", a-t-il ajouté.
Devant les députés, Narendra Modi a promis de gouverner pour les pauvres, d'améliorer la formation de la jeunesse indienne et de mettre fin à la corruption.
Le chef nationaliste a esquissé un geste envers la minorité musulmane. Le développement économique, a-t-il dit, doit être centré sur la minorité musulmane, dont la plupart des membres sont pauvres.
(Douglas Busvine et Frank Jack Daniel; Danielle Rouquié pour le service français, édité par Bertrand Boucey)
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