Les centrifugeuses au centre des débats sur le nucléaire iranien
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VIENNE (Reuters) - Téhéran refuse toujours de réduire de manière significative le nombre de ses centrifugeuses qui servent à enrichir l'uranium, ce qui rend improbable un accord lors des discussions qui se déroulent cette semaine à Vienne entre le groupe P5+1 et l'Iran, a-t-on appris mercredi de sources diplomatiques.
L'un des négociateurs occidentaux a présenté cette question des centrifugeuses comme "un énorme problème".
"Les Iraniens n'ont pas encore montré leur volonté de réduire de façon acceptable le nombre de leurs centrifugeuses, ce qui rend difficile un compromis en l'état actuel des choses", a-t-il ajouté.
Un responsable iranien a confirmé la poursuite du désaccord. "Notre guide suprême (l'ayatollah Ali Khamenei) a fixé aux négociateurs une ligne à ne pas dépasser et cela doit être respecté", a-t-il dit à Reuters.
"L'enrichissement de l'uranium doit se poursuivre et aucun de nos sites nucléaires ne sera fermé. Ce que l'Occident propose à l'Iran sur le nombre de ses centrifugeuses, c'est une plaisanterie, c'est inacceptable", a-t-il estimé.
"Toutefois, négocier c'est chercher à surmonter les différends et c'est ce que font les deux parties", a ajouté ce négociateur iranien dans la capitale autrichienne.
L'Iran dispose actuellement d'environ 19.000 centrifugeuses et les Occidentaux demandent à Téhéran de n'en conserver que quelques milliers.
Ouverte lundi, la nouvelle session de négociations entre l'Iran et le P5+1, destinée à trouver d'ici le 20 juillet un accord définitif sur le nucléaire iranien, doit s'achever vendredi.
Le P5+1 est composé des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu ainsi que de l'Allemagne.
Un accord intermédiaire a été conclu en novembre dernier à Genève entre Téhéran et le P5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Russie et Allemagne) en échange d'un assouplissement limité des sanctions imposées à la République islamique, soupçonnée de vouloir se doter de l'arme nucléaire.
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La date butoir pour la conclusion d'un accord définitif est fixée au 20 juillet mais diplomates et analystes jugent le respect de cette échéance de moins en moins plausible au vu des divergences persistantes entre les deux parties.
(Louis Charbonneau et Parisa Hafezi, avec Fredrik Dahl et Justyna Pawlak; Guy Kerivel pour le service français)
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