Ukraine: les pays baltes pour d'autres sanctions contre la Russie
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TALLINN (Reuters) - Les dirigeants des pays baltes ont exprimé samedi leur soutien à de nouvelles sanctions européennes contre la Russie si la situation ne s'apaise pas dans l'est de l'Ukraine, en proie à une insurrection armée de séparatistes pro-russes.
Cette question pourrait être évoquée jeudi et vendredi lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne à Bruxelles.
"S'il n'y a pas d'apaisement de la situation, alors la Lettonie soutiendra un troisième train de sanctions", a dit la Première ministre lettonne, Laimdota Straujuma, lors d'une conférence de presse après une rencontre avec ses homologues lituanien et estonien et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
Le Premier ministre lituanien, Algirdas Butkevicius, a dit que sa position était identique tandis que l'Estonien Taavi Roivas a déclaré que l'UE n'aurait d'autre choix que d'imposer de nouvelles sanctions à la Russie en l'absence d'accalmie dans l'est de l'Ukraine.
Des séparatistes pro-russes ont attaqué plusieurs postes ukrainiens à la frontière avec la Russie ainsi qu'une base militaire, et tenté de pénétrer dans une base aérienne, au cours de la nuit de vendredi à samedi, mettant à rude épreuve la trêve unilatérale décrétée juste auparavant par les autorités.
Barack Obama, François Hollande et Angela Merkel ont déclaré vendredi que la Russie risquait de nouvelles sanctions américaines et européennes si elle ne contribuait pas à un apaisement en Ukraine.
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Les Etats-Unis et l'UE ont chacun de leur côté imposé des sanctions contre des responsables ou des entités russes après l'annexion de la Crimée par la Russie en mars.
La Lettonie, la Lituanie et l'Estonie, qui ont toutes trois pris leur indépendance de l'ex-Union soviétique au début des années 1990, avaient déjà réclamé des sanctions européennes plus vigoureuses à cette époque.
(David Mardiste; Bertrand Boucey pour le service français)
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