Les Etats ont cinq ans pour limiter la surpêche
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Les Etats ont cinq ans pour limiter la surpêche
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par Alister Doyle
OSLO (Reuters) - Les gouvernements doivent se donner cinq ans pour limiter la surpêche et la pollution, faute de quoi il faudra sans doute créer des zones de régénération interdites à la pêche industrielle, estime mardi une commission d'experts.
Dans son rapport, la Global Ocean Commission, un organisme créé en 2013 qui réunit des hommes politiques, préconise un certain nombre de mesures et notamment la suppression progressive des subventions aux flottes de pêche qui s'élèvent à au moins 30 milliards de dollars par an et une réglementation plus stricte de l'industrie pétrolière et gazière pour limiter la pollution en haute mer.
Face à la pêche illégale en haute mer qui pèse sur certaines espèces de poissons, le rapport demande la mise en place d'un plan sur cinq ans pour régler les problèmes de la surpêche et de la pollution.
Si cela ne suffit pas, les gouvernements devront peut-être transformer la haute mer, cette zone au-delà des eaux nationales qui couvre près de la moitié de la surface du globe, en "zone de régénération où la pêche industrielle est interdite", estiment les auteurs du rapport.
La fermeture de la haute mer à la pêche coûterait deux dollars par habitant de la planète selon les estimations du cabinet McKinsey and Co.
Le professeur Callum Roberts, spécialisé dans les questions maritimes à l'Université de York, en Angleterre, souligne les nombreux échecs passés pour sauver les océans et se dit déçu que la Commission recommande d'attendre cinq ans avant d'envisager des zones de régénération.
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"Nous en avons besoin dès maintenant (...), un appel à une interdiction totale de la pêche en haute mer serait totalement justifié", déclare le professeur Roberts.
La semaine dernière, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a appelé à la mise en place d'un mécanisme international de protection des océans.
"L'océan fournit 50% de notre oxygène et absorbe 25% des émissions carboniques mondiales. Notre chaîne alimentaire à son origine dans ces 70% de la planète", souligne dans un communiqué José Maria Figueres, ancien président du Costa Rica et coprésident de la Commission.
"Un océan en bonne santé est crucial pour notre bien-être", déclare-t-il."
Les dix principaux pays de pêche en haute mer sont les Etats-Unis, le Chili, l'Espagne, le Japon, la Chine, la France, la Corée du Sud, l'Indonésie, les Philippines et Taiwan.
(Danielle Rouquié pour le service français)
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