Aide française de 23 millions d'euros pour la justice ivoirienne
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Aide française de 23 millions d'euros pour la justice ivoirienne
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ABIDJAN (Reuters) - La France a accordé une aide de 23 millions d'euros pour améliorer le système judiciaire en Côte d'Ivoire et favoriser la réconciliation nationale après des années de guerre civile, a-t-on appris jeudi en marge d'une visite de François Hollande à Abidjan.
L'accord porte sur "la formation des magistrats, la construction de tribunaux et l'amélioration des conditions de détention".
La crise politique ivoirienne, qui a fait quelque 3.000 morts dans les années 2000, est née du refus de l'ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle. Ce dernier doit être jugé par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité.
"Les procès doivent avoir lieu, les procédures doivent être menées jusqu'au bout même si parfois nous nous plaignons du temps qu'elles prennent", a dit François Hollande lors d'une conférence de presse. "Tous ceux qui ont commis des exactions doivent pouvoir répondre de leurs actes".
A ses côtés, le président Alassane Ouattara a reconnu un problème de lenteur de la justice notamment lié à l'insuffisance de magistrats.
"La Côte d'Ivoire compte environ 600 juges pour une population de 22 millions d'habitants", a-t-il expliqué. "Il y a un problème de fond et ceci explique une partie de la lenteur des procédures et des résultats que tout le monde attend".
L'étape ivoirienne de la tournée africaine de François Hollande est à forte dimension économique dans un pays en pleine renaissance après 10 ans de troubles politiques, avec une croissance de 9% ces deux dernières années. La France compte quelque 800 entreprises sur place.
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Le président français doit ensuite se rendre au Niger et au Tchad.
(Joe Bavier, avec Elizabeth Pineau à Paris, édité par Sophie Louet)
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