Les USA devraient parachuter de l'aide humanitaire en Irak
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WASHINGTON (Reuters) - Barack Obama a donné son feu vert au parachutage d'aide humanitaire aux milliers d'Irakiens appartenant aux minorités religieuses qui fuient la progression des djihadistes sunnites de l'Etat islamique dans le nord de l'Irak, a déclaré jeudi un haut responsable américain.
Le chef de la Maison blanche réfléchit dans le même temps à l'opportunité de frappes aériennes pour enrayer l'offensive de l'EI et protéger les civils qu'elle menace, a dit de son côté un responsable militaire américain.
Dans un premier temps, les Etats-Unis pourraient fournir "d'un instant à l'autre", selon le haut responsable, de l'aide humanitaire, qui sera transportée à bord d'avions militaires, aux quelque 40.000 réfugiés qui seraient encerclés dans les montagnes de la région de Sinjar.
Washington va aussi déployer des drones de surveillance à Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, pour évaluer plus précisément la menace représentée par les combattants de l'EI et juger de la capacité des troupes irakiennes et kurdes à repousser leur offensive.
Le porte-parole de la Maison blanche, Josh Earnest, a indiqué à la presse que Barack Obama avait réunit jeudi ses conseillers pour les questions de sécurité nationale.
Selon le New York Times, les largages d'aide humanitaire et l'opportunité de frappes aériennes contre les combattants de l'EI qui encerclent le mont Sinjar ont été évoquées à cette occasion.
Josh Earnest n'a pas voulu confirmer les informations du quotidien new-yorkais concernant d'éventuels bombardements, sans pour autant exclure catégoriquement cette éventualité.
"Il n'y a pas de solution militaire américaine aux problèmes en Irak", a déclaré le porte-parole en précisant que toute opération militaire américaine serait "d'une ampleur très limitée" et "étroitement liée à des réformes politiques en Irak".
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Les Etats-Unis, qui ont retiré leurs dernières troupes combattantes d'Irak en 2011, huit ans après l'invasion du pays, sont d'autant plus réticents à s'y réengager qu'ils reprochent au Premier ministre sortant, le chiite Nouri al Maliki, d'avoir attisé les tensions confessionnelles.
Josh Earnest imputé la situation humanitaire désastreuse dans le nord du pays à "la faillite généralisée des dirigeants politiques irakiens".
En dépit de l'offensive de l'EI, les parlementaires irakiens se sont montrés depuis des semaines incapables de désigner le successeur de Nouri al Maliki même si le porte-parole de l'Alliance nationale, la coalition chiite au pouvoir, a assuré jeudi qu'une personnalité "acceptable au niveau national" était sur le point d'être désignée.
Josh Earnest a assuré que les Etats-Unis "soutiennent les efforts" du gouvernement irakien et des autorités autonomes kurdes pour protéger les habitants jetés sur les routes par la progression des djihadistes.
Selon un porte-parole du bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'Onu, quelque 200.000 personnes ont fui les récents combats.
(Phil Stewart et Roberta Rampton, avec le bureau de Washington et Michael Georgy à Bagdad; Tangi Salaün pour le service français)
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