José Socrates dénonce une "humiliation gratuite"
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LISBONNE (Reuters) - L'ancien Premier ministre portugais José Socrates, écroué dans le cadre d'une affaire de corruption et de fraude fiscale, se dit innocent et dénonce une "humiliation gratuite", dans une lettre adressée au quotidien O Publico et à la station de radio TSF.
C'est la première fois qu'un ancien chef de gouvernement au Portugal est placé en détention depuis la fin de la dictature salazariste, en 1974. L'affaire risque d'embarrasser le Parti socialiste (opposition), dont il est issu et qui fait la course en tête dans les intentions de vote pour les élections législatives de 2015.
"En état de légitime défense, je vais réfuter les mensonges à mon encontre et demander des comptes à ceux qui les ont proférés.
"Mon placement en détention pour interrogatoire est abusif (...) Les accusations portées contre moi sont absurdes, injustes et infondées. La décision de me placer en détention préventive est injustifiée et constitue une humiliation gratuite", écrit José Socrates.
L'ex-Premier ministre, qui est âgé de 57 ans, a été arrêté vendredi soir à l'aéroport de Lisbonne, en provenance de Paris, où il réside depuis sa démission en 2011. Il a été inculpé lundi après trois jours de garde à vue. Son avocat a annoncé son intention de faire appel de son placement en détention préventive.
Aux affaires de 2005 à 2011, José Socrates avait renoncé à ses fonctions au milieu de son second mandat, après avoir été contraint de solliciter une aide financière internationale pour surmonter la crise de la dette, que Lisbonne a obtenue en échange de mesures d'austérités draconiennes.
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Il avait fait l'objet de plusieurs enquêtes lorsqu'il était à la tête du gouvernement, mais n'avait jamais été inculpé et nie toute malversation. L'une d'elles porte sur l'attribution en 2002 du permis de construire d'un centre commercial en zone protégée, alors qu'il était ministre de l'Environnement. L'affaire a été classée en 2010.
(Andrei Khalip, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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