Pourparlers entre factions libyennes la semaine prochaine
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Nouvelles negociations en libye la semaine prochaine
© Esam Al-Fetori / Reuters
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Nouvelles negociations en libye la semaine prochaine
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TRIPOLI (Reuters) - Les factions rivales libyennes ont accepté de participer la semaine prochaine à une nouvelle série de négociations sous l'égide des Nations unies pour mettre fin à la guerre civile dans un pays en proie au chaos.
Une réunion, annoncée après une rencontre du représentant spécial de l'Onu pour la Libye, Bernardino Leon, avec les factions en guerre, aura lieu la semaine prochaine à l'antenne de l'Onu à Genève, indique la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (Manul) dans un communiqué publié samedi.
Le communiqué ne donne pas la date exacte à laquelle auront lieu les pourparlers ni qui y participera mais précise qu'ils tourneront autour de la formation d'un gouvernement d'unité. Il sera également question de la rédaction d'une nouvelle constitution et de la manière de mettre fin des hostilités.
Depuis le renversement de Mouammar Kadhafi il y a trois ans, la Libye, grand pays producteur de pétrole, est encore plus divisée. Elle a deux gouvernements rivaux et deux Parlements, chacun soutenu par des groupes armés d'anciens combattants rebelles qui ont fait tomber Kadhafi.
"Dans le but de créer un environnement propice au dialogue, le représentant spécial Leon a proposé aux parties en conflit un gel des opérations militaires pendant quelques jours", indiquent les Nations unies.
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Cela fait des mois que les négociateurs tentent d'amener les parties à la table des négociations.
GOUVERNEMENT PARALLÈLE
"Cela représente une dernière chance; elle doit être saisie. La Libye est à un moment crucial. Les différents acteurs ne doivent pas douter de la gravité de la situation dans laquelle se trouve le pays", déclaré dans un communiqué la Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini.
Après plusieurs semaines de combats cet été, un groupe armé du nom d'Aube de la Libye, représentant la ville de Misrata, dans l'ouest de la Libye, a pris le contrôle de Tripoli. Les miliciens de la ville de Zintane, contre qui ils se battaient et qui s'étaient fixés dans la capitale après la chute de Mouammar Kadhafi, ont dû reculer.
Le gouvernement libyen du Premier ministre Abdallah al Thinni, seul reconnu par la communauté internationale, et la Chambre des représentants, le nouveau Parlement libyen élu en juin, ont dû se réfugier vers l'est, à Tobrouk.
A Tripoli, Aube de la Libye a mis en place un gouvernement parallèle et a rétabli l'ancien Parlement, le Congrès général national (CGN).
Après la chute de la capitale aux mains d'Aube de la Libye, la plupart des chancelleries occidentales ont retiré leurs diplomates de Tripoli.
Chacun des deux camps estime que c'est lui qui a libéré la Libye et que ce sont ses combattants qui constituent l'armée du pays. Chacun cherche la reconnaissance de la communauté internationale au risque de provoquer une scission de la Libye.
(Bureau de Tripoli et Patric Marley; Pierre Sérisier et Danielle Rouquié pour le service français)
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