Un Néo-Zélandais condamné en Birmanie pour insulte à Bouddha
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Condamne en birmanie pour insulte a bouddha
© Soe Zeya Tun / Reuters
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Condamne en birmanie pour insulte a bouddha
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RANGOUN (Reuters) - Un gérant de bar néo-zélandais et ses deux collègues birmans ont été condamnés mardi en Birmanie à deux ans et demi de prison pour insulte à la religion après avoir présenté une image de Bouddha avec des écouteurs sur les oreilles, afin de promouvoir leur établissement.
Ce jugement intervient alors que le nationalisme bouddhiste est en plein essor depuis l'ouverture du pays à la démocratie et à la liberté d'expression en 2011, après un demi-siècle de régime militaire.
Le gérant, Phil Blackwood, et ses collègues ont plaidé non coupables. Leur condamnation est assortie de travaux forcés.
"Les autorités cherchent manifestement à faire un exemple mais cela ne fait que nuire à l'image de la Birmanie et du bouddhisme", a réagi Matt Smith, responsable de Fortify Rights, une organisation de défense des droits basée en Thaïlande.
Lors de son procès, Phil Blackwood a expliqué qu'il n'avait pas voulu offenser la religion bouddhiste en postant sur les réseaux sociaux une image de Bouddha afin de promouvoir une soirée. Il a souligné qu'il avait retiré l'image et s'était excusé en voyant que sa publicité était devenue virale sur internet et provoquait des réactions outragées.
"Ces hommes ont fait acte de repentance pour ce qu'ils disent être une erreur alors que pendant ce temps-là, des extrémistes comme Wirathu incitent à la violence au nom du bouddhisme et attaquent publiquement un haut responsable des Nations unies avec des remarques vraiment injurieuses", a poursuivi Matt Smith.
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Wirathu, un moine nationaliste bouddhiste, a traité de "prostituée" l'envoyée spéciale de l'Onu sur les droits de l'homme en Birmanie qu'il accusait de biais en faveur de la minorité musulmane.
Les musulmans, qui représentent environ 5% de la population birmane, forte de 53 millions d'habitants, sont la cible principale du nationalisme bouddhiste. Depuis 2012, les violences religieuses dans le pays ont fait au moins 240 morts, en majorité des musulmans.
(Jared Ferrie et Aye Win Myint, Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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