Bond de cas d'infections de MERS en Corée du Sud, sixième décès
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Forte hausse de cas de syndrome respiratoire du moyen-orient en coree du sud
© Kim Hong-Ji / Reuters
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Forte hausse de cas de syndrome respiratoire du moyen-orient en coree du sud
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par Ju-min Park et Jack Kim
SEOUL (Reuters) - La Corée du Sud a annoncé lundi une forte hausse de cas de Syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS en anglais), le décès d'une sixième personne, un homme de 80 ans, atteint de ce virus ainsi que la fermeture de près de 2.000 écoles à travers le pays.
La Malaisie conseille à ses ressortissants d'éviter la Corée du Sud et Singapour a annulé ou reporté tous les voyages scolaires prévus dans le pays.
Margaret Chan, directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), s'est de son côté dit persuadée que la Corée du Sud serait en mesure d'endiguer la propagation de l'épidémie en prenant des mesures appropriées. L'OMS n'a pas déconseillé de se rendre en Corée du Sud.
Le ministère de la Santé a annoncé 23 nouvelles infections, ce qui porte à 87 le nombre de cas diagnostiqués dans le pays. La Corée du Sud compte maintenant le plus de cas dans le monde derrière l'Arabie saoudite, selon le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies.
Signe que les autorités, accusées d'avoir tardé à réagir, s'inquiètent désormais du risque de propagation de l'épidémie, elles ont dit qu'elles allaient passer en revue les téléphones portables des quelque 2.300 personnes actuellement sous quarantaine.
Une équipe d'experts de l'OMS doit entamer mardi une mission d'évaluation de la réponse apportée à l'épidémie. Il s'agira notamment de savoir pourquoi elle s'est répandue si vite et de conseiller d'autres mesures à prendre.
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D'après Margaret Chan, citée par l'agence de presse Yonhap, la culture sud-coréenne conduisant des membres de la famille à continuer de s'occuper de leurs proches même après leur admission dans des services de santé peut expliquer pourquoi l'épidémie s'est propagée dans des établissements hospitaliers
IMPACT SUR L'ÉCONOMIE
La première occurrence de l'épidémie de MERS en Corée du Sud remonte au 20 mai. Le gouvernement est accusé d'avoir réagi de façon inefficace au départ, ce qui a permis à une personne rentrée d'Arabie saoudite d'infecter plus de la moitié des patients répertoriés.
L'exécutif a cédé à la pression de l'opinion publique en identifiant pour la première fois dimanche les 24 établissements hospitaliers où des infections ont été signalées et des patients atteints du MERS se sont rendus.
Le MERS a pour la première fois été identifié chez les humains en 2012. Il est causé par un coronavirus de la même famille que celui qui a déclenché le Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras) qui a tué 800 personnes dans le monde en 2002 et 2003.
Le MERS tue plus que le Sras. Son taux de mortalité est de 38%, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les nouveaux cas de MERS en Corée du Sud portent le total de cas répertoriés dans le monde à 1.236, selon les chiffres fournis par l'OMS, dont au moins 445 ont été mortels.
Choi Kyung-hwan, à la fois vice-Premier ministre et ministre des Finances, a déclaré que le gouvernement n'avait pas à ce stade prévu de collectif budgétaire pour endiguer l'épidémie.
Mais il s'est néanmoins dit inquiet de son impact sur l'économie sud-coréenne, dont les performances laissent déjà désirer.
(Danielle Rouquié, Benoît Van Overstraeten et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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