Le pouvoir syrien se dit optimiste malgré l'avancée des rebelles
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Le pouvoir syrien optimiste malgre l'avancee des rebelles
OMAR SANADIKI
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Le pouvoir syrien optimiste malgre l'avancee des rebelles
OMAR SANADIKI
par Laila Bassam et Sylvia Westall
DAMAS (Reuters) - Les différents groupes rebelles avancent sur le terrain en Syrie mais le gouvernement de Damas s'estime à même de riposter avec l'aide de ses alliés, assure le vice-ministre des Affaires étrangères, Fayçal Mekdad, dans un entretien à Reuters.
Cette affirmation va à l'encontre de l'opinion des responsables occidentaux qui estiment que le président Bachar al Assad doit faire face à une pression accrue des insurgés.
Les groupes islamistes enregistrent des avancées depuis trois mois face à l'armée syrienne : le front al Nosra, branche syrienne d'Al Qaïda, dans le Nord-ouest, l'Etat islamique dans l'est du pays et une série de groupes insurgés dans le Sud.
Les avancées des insurgés, estime Fayçal Mekdad dans un entretien réalisé jeudi soir, s'expliquent largement par l'aide que leur octroient les ennemis de la Syrie dans la région, à savoir l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, soutenus par l'Occident.
Mais, dit-il, les alliés de la Syrie, l'Iran, la Russie et le Hezbollah chiite libanais, vont renforcer leur aide.
Et, ajoute le chef adjoint de la diplomatie syrienne, les zones situées dans l'ouest du pays, notamment la capitale, considérées comme cruciales pour la survie du gouvernement Assad, sont sécurisées.
DAMAS PAS MENACÉE
Damas n'est plus vulnérable comme lors des deux premières années de la guerre civile, affirme-t-il.
A l'époque, ajoute-t-il, "même Damas était sous une menace directe. Actuellement, Damas n'est absolument pas sous une telle menace. Homs est sûre, Hamas est sûre et maintenant, Al Kalamoun est sûre", dit-il, énumérant deux grandes villes et une zone de montagne le long de la frontière de la Syrie avec le Liban.
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"Certaines avancées ont été faites, que cela nous plaise ou non", reconnaît le vice-ministre. "Mais deux choses nous rendent optimistes", ajoute-t-il. "Premièrement, une augmentation de la force et du moral de l'Armée arabe syrienne. La seconde est le fort soutien que nous avons reçu et que nous recevrons de nos alliés, que ce soit la République islamique d'Iran ou la fédération russe ou notre principal allié, le Hezbollah."
Le Hezbollah chiite libanais, soutenu par Téhéran, a envoyé des combattants en Syrie et se bat actuellement à Kalamoun.
"Nous espérons que la performance de l'armée syrienne sera différente dans quelques semaines, sinon dans quelques jours", déclare Fayçal Mekdad.
Il dit aussi que la Syrie veut accroître sa coopération avec l'Irak pour lutter contre l'Etat islamique mais l'Occident empêche ce genre de choses.
La coalition internationale menée par les Etats-Unis bombarde les positions de l'EI tant en Syrie qu'en Irak, mais elle souhaite le départ du gouvernement Assad, alors qu'elle soutient le gouvernement du Premier ministre irakien, Haïdar al Abadi.
(Danielle Rouquié pour le service français)
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