La Russie se protège en intervenant en Syrie, dit Poutine
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Vladimir poutine defend l'intervention militaire russe en syrie
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Vladimir poutine defend l'intervention militaire russe en syrie
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MOSCOU (Reuters) - Vladimir Poutine a déclaré vendredi que l'intervention militaire russe en Syrie visait à protéger la sécurité nationale de la Russie, ajoutant avoir ordonné à l'armée d'agir "très durement" contre toute menace la visant.
Le chef du Kremlin a estimé que les frappes aériennes et les missiles de croisière tirés par la marine russes avaient infligé depuis le 30 septembre de sérieux dommages aux infrastructures du groupe Etat islamique (EI), que Moscou dit bombarder.
Prenant la parole après Poutine, le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, a pourtant affirmé que l'EI ne cessait d'étendre son influence en Syrie, dont il contrôlerait selon ses calculs 70% du territoire.
Il a estimé à 60.000 le nombre de combattants djihadistes et prévenu que le conflit syrien risquait de déborder dans les ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, menaçant ainsi directement la Russie.
Evoquant l'EI mais peut-être aussi implicitement la Turquie, qui a abattu un Soukhoï russe qui serait entré dans son espace aérien fin novembre, Vladimir Poutine a prévenu que l'armée avait carte blanche pour se défendre.
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"Toute cible menaçant notre armée ou notre territoire doit être immédiatement détruite", a-t-il martelé.
Les pays occidentaux reprochent à Moscou de ne pas faire de distinction entre les groupes djihadistes comme l'EI et le Front al Nosra, lié à Al Qaïda, et les mouvements rebelles "modérés" qui combattent aussi bien l'EI que le régime de Damas.
Réagissant à la déclaration adoptée jeudi par les opposants syriens réunis en Arabie saoudite, qui ont notamment exigé le départ de Bachar al Assad et promis la création d'un Etat non confessionnel et inclusif, le porte-parole de Vladimir Poutine avait répété plus tôt dans la matinée la position officielle du Kremlin selon laquelle il appartient au peuple syrien de décider de l'avenir de son président.
"C'est aux Syriens de discuter du sort d'Assad, pas à la Russie", a déclaré Dmitri Peskov à la presse.
"Les efforts se concentrent désormais sur l'établissement d'une liste des organisations qui doivent être considérées comme terroristes et de celles qui appartiennent à l'opposition modérée et peuvent faire partie d'une solution politique. Il y a des désaccords entre certains pays (mais) les positions se rapprochent", a-t-il rappelé.
(Maria Kiselyova, Vladimir Soldatkin et Maria Tsvetkova; Tangi Salaün pour le service français)
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