Présidentielle en Gambie, Jammeh ne veut répondre qu'à Dieu
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BANJUL (Reuters) - Les électeurs gambiens se rendaient aux urnes jeudi pour désigner leur nouveau chef d'Etat dans un scrutin qui apparaît comme le premier véritable test électoral du président sortant Yahya Jammeh.
Arrivé au pouvoir à la faveur d'un putsch en 1994, Jammeh a affirmé que seul Allah pourrait le contraire à quitter ses fonctions et a promis un jour à ses partisans qu'il pourrait diriger le pays pendant "un milliard d'années".
Le président a récemment fait les gros titres des journaux en affirmant qu'il avait découvert un traitement du sida par les plantes mais ce dernier ne fonctionnerait que le jeudi.
Jammeh a également déclaré que son pays était une république islamique et a menacé d'égorger les homosexuels.
Le principal candidat de l'opposition, l'homme d'affaires Adama Barrow, a réussi à mobiliser des foules de plusieurs milliers de personnes lors de ses meetings électoraux.
Barrow a fait campagne sur la relance de l'économie et sur la fin des violations des droits de l'homme dans un pays où les opposants sont fréquemment emprisonnés et torturés. Il a également promis de démissionner au bout de trois ans afin de favoriser la démocratie.
Les partisans de Jammeh rejettent les accusations de violences et dénoncent l'ingérence des Occidentaux dans les affaires du pays.
Dans les bureaux de vote, les électeurs sont appelés à déposer une bille dans l'une des trois urnes de couleur (verte, argent et violette), chacune portant la photo de l'un des trois candidats en lice.
(Cheikh Sadibou Mane; Pierre Sérisier pour le service français)
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