Rohani lance la mise au point de la propulsion nucléaire marine
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BEYROUTH (Reuters) - Le président iranien, Hassan Rohani, a ordonné mardi que l'Organisation iranienne de l'énergie atomique se lance dans la mise au point de systèmes de propulsion nucléaire pour les bâtiments de la marine, rapporte l'agence Irna.
Cette décision a été prise en riposte à ce que le président iranien qualifie de violation par les Etats-Unis de l'accord de juillet 2015, qui prévoyait la levée des sanctions internationales contre l'Iran en échange de garanties que son programme nucléaire n'est pas de nature militaire, ajoute Irna.
Cette annonce est la première réplique concrète de Téhéran à la décision du Congrès des Etats-Unis, en novembre, de prolonger des dispositions qui permettent à Washington de réinstaurer facilement des sanctions contre l'Iran en cas de besoin.
Hassan Rohani a parlé de technologie servant à la "propulsion nucléaire dans le domaine des transports maritimes" mais il n'a pas dit si cela concernait seulement les navires ou si cela s'appliquait aussi aux sous-marins. L'Iran avait annoncé en 2012 qu'il travaillait à la mise au point de son premier sous-marins à propulsion nucléaire.
"Les Etats-Unis n'ont pas pleinement rempli leurs engagements concernant l'accord sur le nucléaire", écrit le président iranien dans une lettre que publie Irna.
"Face aux dispositions adoptées récemment (par le Congrès des Etats-Unis) pour prolonger la loi sur les sanctions contre l'Iran, j'ordonne à l'Organisation iranienne de l'énergie atomique de planifier la mise au point et la construction d'un mode de propulsion nucléaire à des fins de transport maritime", ajoute Hassan Rohani dans la lettre.
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Les membres du Congrès des Etats-Unis estiment que la prolongation de la législation ne contrevient pas à l'accord sur le nucléaire conclu avec l'Iran en juillet 2015. La législation, ajoute le Congrès, donne seulement à Washington le pouvoir de rétablir des sanctions si l'Iran viole l'accord.
Le guide suprême de la Révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei, avait dit en novembre que la prolongation de la législation était une violation de la part de Washington, à laquelle, avait-il averti, l'Iran "réagira assurément".
(Bozorgmehr Sharafedin; Henri-Pierre André et Eric Faye pour le service français)
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