Allégations de corruption dans les mairies de Rome et Milan
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MILAN (Reuters) - Des allégations de corruption ont secoué vendredi les municipalités des deux plus importantes villes d'Italie, Rome, la capitale, et Milan, sa métropole économique et financière.
Le maire centre gauche de Milan, Giuseppe Sala, a choisi de ne plus exercer provisoirement son mandat.
Sa décision a été prise après avoir appris par la presse qu'il faisait l'objet d'une enquête sur des appels d'offres effectués en vue d'Expo Milan 2015, l'exposition universelle qui s'est tenue l'an dernier dans la ville.
"Je n'ai pas la moindre idée de ce que ces allégations recouvrent, mais j'ai décidé néanmoins de suspendre mon activité de maire", dit Giuseppe Sala, qui avait été élu il y a six mois avec l'appui du Parti démocrate (PD, au pouvoir) et du président du Conseil de l'époque, Matteo Renzi.
A Rome, Virginia Raggi, devenue maire à la surprise générale pour le Mouvement 5 Etoiles (M5S), organisation de l'humoriste Beppe Grillo qui se veut à la pointe de la lutte anti-corruption, a connu un nouvel embarras.
Raffaele Marra, un de ses plus proches collaborateurs, a été arrêté dans le cadre d'une affaire de corruption liée à une affaire immobilière en 2013.
Dans les semaines ayant suivi sa victoire électorale, Virginia Raggi avait déjà été fragilisée par plusieurs démissions au sein de son équipe municipale, certaines de personnes liées à des malversations.
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(Stephen Jewkes et Isla Binnie; Gilles Trequesser pour le service français)
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