L'opposition poursuit son sit-in devant le parlement polonais
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VARSOVIE (Reuters) - Une vingtaine de militants de la Plateforme civique, principal parti de l'opposition polonaise, ont prolongé dimanche leur sit-in devant le parlement à Varsovie, les discussions destinées à résoudre les désaccords sur le projet de restreindre l'accès de l'assemblée nationale aux médias n'ayant pas débouché sur un accord.
Le chef de l'Etat, Andrzej Duda, comptait mener des consultations, dimanche, pour tenter de résoudre la crise, et le chef de file du PiS (parti Droit et justice, au pouvoir), Jaroslaw Kaczynski, est intervenu lui aussi comme médiateur.
Kaczynski a exigé que le président de la chambre haute et une dizaine de représentants des médias se retrouvent samedi soir. A l'issue de leurs discussions, le président de la chambre haute, Stanislaw Karczewski, a déclaré que les participants étaient convenus de se retrouver lundi pour parler de propositions concrètes.
"Nul n'a jamais voulu limiter l'accès des journalistes à des événements politiques importants", a assuré après la rencontre Stanislaw Karczewski, cité par l'agence de presse polonaise Pap.
Les projets de limitation de l'accès au parlement pour les journalistes ont suscité, outre l'opposition politique, les protestations de la presse privée.
Selon ces règles, appelées à entrer en vigueur en 2017, le nombre de chaînes de télévision autorisées à filmer les séances au parlement sera limité à cinq. Celui des journalistes accrédités sera limité à deux par organe de presse.
Une manifestation de l'opposition était prévue dans la journée de dimanche pour défendre le statut de la Cour constitutionnelle et s'opposer aux efforts du pouvoir pour renforcer son contrôle sur les institutions du pays. Un rassemblement des partisans du gouvernement devait également avoir lieu ensuite.
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Samedi, des milliers de personnes ont manifesté à Varsovie et dans d'autres villes après l'intervention de la police contre des protestataires réunis devant le parlement aux premières heures de la journée.
En dépit des critiques visant le gouvernement, le parti au pouvoir continue de bénéficier du soutien d'une grande partie de la population, séduite par l'amélioration des conditions de protection sociale, l'affirmation des valeurs catholiques dans le vie publique et la réduction de la dépendance à l'égard des capitaux étrangers.
(Lidia Kelly et Pawel Florkievicz; Eric Faye pour le service français)
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