Russie, Iran et Turquie adoptent une Déclaration sur la Syrie
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MOSCOU (Reuters) - La Russie, l'Iran et la Turquie ont adopté une "Déclaration de Moscou" visant à mettre fin au conflit en Syrie, par laquelle ils s'engagent à oeuvrer à la mise en place d'un cessez-le-feu dans l'ensemble du pays et à organiser des négociations de paix au Kazakhstan, a déclaré mardi Sergueï Lavrov.
Le chef de la diplomatie russe s'exprimait à l'issue d'une réunion avec ses homologues iranien et turc et les ministres de la Défense des trois pays.
Sergueï Lavrov a souligné que Moscou et Téhéran, principaux soutiens militaires du président syrien Bachar al Assad, et Ankara, qui appuie certains groupes rebelles, s'étaient engagés à faciliter la recherche d'une solution politique entre le gouvernement de Damas et l'opposition qui garantirait l'intégrité territoriale de la Syrie.
Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, avait indiqué un peu plus tôt que la première étape de la "feuille de route" devrait être la mise en place d'un cessez-le-feu dans l'ensemble de la Syrie.
"Toutes les tentatives précédentes de la part des Etats-Unis et de leurs partenaires pour s'entendre sur des actions coordonnées étaient vouées à l'échec. Aucun d'eux n'avait réellement d'influence sur le terrain", a-t-il déclaré.
"L'adoption de la Déclaration au niveau des ministres de la Défense et des Affaires étrangères signifie que nous sommes prêts à nous attaquer ensemble aux questions concrètes liées à la résolution (du conflit) en Syrie", a ajouté Sergueï Choïgou.
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L'intervention militaire de la Russie depuis septembre 2015 a été décisive pour le cours du conflit syrien, permettant à Bachar al Assad de reprendre l'initiative alors que son armée était au bord de l'effondrement.
La campagne de reconquête lancée par les forces de Damas, appuyées par plusieurs milices étrangères pro-iraniennes, a permis au gouvernement syrien de reprendre Alep, la grande ville du nord de la Syrie, dont l'évacuation des derniers rebelles et civils est en cours.
Bachar al Assad a déclaré la semaine dernière qu'il entendait désormais reconquérir la totalité de la Syrie mais il n'est pas certain que ses parrains l'entendent de cette oreille.
A son arrivée à Moscou, le chef de la diplomatie iranienne, Mohamed Javad Zarif, a déclaré qu'il n'y avait pas de solution militaire au conflit syrien, "seulement une solution politique".
(Andrew Osborn; Tangi Salaün pour le service français)
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