Les cinq personnes de l'ETA interpellées au Pays Basque déférées
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PARIS (Reuters) - Les cinq personnes interpellées vendredi près de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) lors d'une opération présentée comme un "coup dur porté à l'ETA", ont été déférées mardi devant la justice en vue de leur mise en examen, a-t-on appris de source judiciaire.
Le parquet de Paris a requis le placement sous contrôle judiciaire des cinq suspects, qui se disent membres de la société civile et non de l'organisation basque séparatiste.
Une information judiciaire a été ouverte des chefs de port et transport d'armes, détention et transport de substances ou produits explosifs permettant de commettre des destructions, le tout en relation avec une entreprise terroriste.
Les suspects sont Jean-Noël Etcheverry, dirigeant du mouvement écologiste basque Bizi, Michel Berhocoirigoin, fondateur d'une chambre d'agriculture alternative du Pays Basque (Euskal Herriko Laborantza Ganbara), un viticulteur, Michel Bergougnan, et deux journalistes, Béatrice Molle-Haran et Stéphane Etchegaray.
Leurs interpellations, qui se sont déroulées dans une grande confusion, ont été dénoncées par de nombreux élus, représentants syndicaux et associatifs qui leur ont apporté leur soutien.
Selon leur entourage, les cinq personnes interpellées avaient entrepris une démarche en faveur du processus de paix en voulant détruire une partie de l'arsenal de l'ETA qui se trouvait sur place lors de l'opération policière.
L'ETA (Euskadi Ta Askatasuna) a annoncé en octobre 2011 l'abandon définitif d'une lutte armée contre l'Etat espagnol qui a fait plus de 800 morts en 40 ans. Aucun accord avec les autorités espagnoles et françaises n'a jusqu'à présent été trouvé sur les modalités de son désarmement.
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(Gérard Bon, avec Claude Canellas, édité par Yann Le Guernigou)
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