L'Arabie saoudite muette après la mort de l'Iranien Rafsandjani
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DUBAI (Reuters) - L'Arabie saoudite n'avait pas encore réagi lundi au décès de l'ancien président iranien Ali Akbar Hachémi Rafsandjani, contrairement à plusieurs émirats du Golfe qui ont présenté leurs condoléances à Téhéran, grand rival régional de Ryad.
Les chefs d'Etat du Bahreïn, du Koweït, du Qatar et des Emirats arabes unis ont déploré la disparition dimanche à l'âge de 82 ans d'un dirigeant considéré comme modéré et pragmatique, qui avait cherché ces dernières années à rapprocher l'Iran chiite des pays arabes sunnites.
Ses funérailles auront lieu mardi à Téhéran et l'Iran a décrété trois jours de deuil national.
Rafsandjani, président de 1989 à 1997 après avoir joué un rôle important dans la révolution islamique de 1979, était un allié de l'actuel chef de l'Etat, Hassan Rohani, et réputé entretenir de plutôt bonnes relations avec les dirigeants saoudiens, contrairement à nombre de responsables iraniens.
Le mutisme saoudien après sa disparition illustre une nouvelle fois l'ampleur des tensions entre les deux voisins.
Ryad accuse Téhéran d'avoir mis à profit les "printemps arabes" pour fomenter des troubles au Bahreïn, émirat dont la famille royale est sunnite mais la population majoritairement chiite, et jusqu'en Arabie saoudite.
L'Iran reproche de son côté à cette dernière de comploter avec les Etats-Unis pour abattre le régime des mollahs.
En 2015, Rafsandjani avait déclaré au site Al Monitor que l'Iran n'avait pas intrinsèquement de problèmes avec l'Arabie saoudite ou les autres pays arabes "parce qu'ils sont islamiques et que nous voyons la coopération avec eux comme une priorité".
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(Hadeel al Sayegh; Tangi Salaün pour le service français)
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