Ouverture à Dakar du procès en appel de Hissène Habré
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DAKAR (Reuters) - Les avocats de l'ancien président tchadien Hissène Habré ont réclamé l'annulation de la condamnation de leur client à la prison à vie pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, lundi à l'ouverture de son procès en appel.
Arrêté en juin 2013, Hissène Habré a été condamné en mai dernier à Dakar par les Chambres africaines extraordinaires (CAE), une juridiction spéciale créée en février 2013 dans le cadre d'un accord entre l'Union africaine et le Sénégal.
Agé de 74 ans, l'ancien président a été condamné pour viols et pour avoir fait torturer et tuer des milliers d'opposants politiques pendant les huit années où il a été à la tête de son pays entre 1982 et 1990.
Ses avocats ont réclamé la tenue d'un nouveau procès en dénonçant des irrégularités de procédure et la composition du jury. "Les décisions doivent être annulées et invalidées", a déclaré l'avocat Mounir Ballal. "Je ne suis pas fier des conditions dans lesquelles l'accusé a été jugé."
L'un des magistrats n'avait pas l'expérience de dix ans requise pour siéger aux CAE, ont souligné les avocats.
L'avocat américain Reed Brody, qui travaille avec les victimes de l'ex-président tchadien depuis dix-huit ans, a jugé très faible la possibilité d'une annulation du verdict.
"Je pense que la défense se raccroche aux branches", a-t-il dit.
Habré, exilé au Sénégal depuis qu'il a été renversé par un coup d'Etat, n'était pas présent à l'audience. Le verdict définitif est attendu en avril.
(Diadie Ba; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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