Fillon "ne souhaite pas le maintien d'Assad au pouvoir"
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PARIS (Reuters) - François Fillon, dont les positions sur le conflit syrien sont controversées, a déclaré mercredi qu'il ne souhaitait pas le maintien au pouvoir de Bachar al Assad, "un dictateur avec un passé sanglant" et "un manipulateur".
Le dirigeant syrien a déclaré à des médias français, dans un entretien diffusé lundi, que les appels de François Fillon à "combattre les terroristes et à ne pas s'ingérer dans les affaires d'autres pays" étaient les bienvenues.
"Un dictateur qui fait des déclarations devant les télévisions françaises sur la politique française, ça s'appelle une manipulation", a réagi François Fillon sur BFM TV et RMC.
"Je ne souhaite pas le maintien de Bachar al Assad au pouvoir. C'est un dictateur avec un passé sanglant, comme d'ailleurs son père et beaucoup d'autres dans la région", a-t-il souligné.
"Je dis simplement depuis (...) quatre ans, et les faits me donnent raison, que Bachar al Assad a le soutien de son peuple, sans doute autour de 25% à 30%, et que parce qu'il a le soutien d'une partie de son peuple, il a réussi à se maintenir", a justifié François Fillon.
"La diplomate française et la diplomatie occidentale, en refusant l'idée même de parler avec le régime de Bachar al Assad, s'est exclue du conflit syrien. Maintenant nous sommes derrière les frontières et on regarde le spectacle des Russes, des Iraniens et des Turcs qui sont en train de régler la question syrienne sans nous. C'est un désastre et honnêtement pour la diplomatie française, c'est un camouflet", a estimé le candidat.
Il a précisé par ailleurs qu'il n'était pas "favorable" à la rencontre de trois députés français, dont les élus LR Thierry Mariani et Nicolas Dhuicq, avec Bachar al Assad, mais que les parlementaires étaient "libres".
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(Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)
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