L'Espagne assouplit sa position sur l'indépendance écossaise
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L'espagne assouplit sa position sur l'independance ecossaise
Denis Balibouse
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L'espagne assouplit sa position sur l'independance ecossaise
Denis Balibouse
MADRID (Reuters) - L'Espagne a assoupli sa position sur un éventuel référendum d'indépendance de l'Ecosse qui ne souhaite pas être entraînée hors de l'Union européenne à l'occasion du Brexit dont le processus a été lancé cette semaine par Theresa May.
La question de l'indépendance écossaise est hautement sensible en Espagne car le gouvernement redoute qu'une telle initiative alimente les revendications séparatistes de la Catalogne.
L'Espagne se pose notamment en obstacle à une éventuelle intégration de l'Ecosse si cette dernière sortait du Royaume-Uni et faisait acte de candidature auprès de l'Union européenne.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Alfonso Dastis, a semblé assouplir cette position dimanche, affirmant que son pays ne bloquerait pas une telle initiative écossaise "a priori".
Malgré tout, a-t-il précisé, l'Espagne n'est pas favorable à une fragmentation de l'Europe.
Selon le ministre, les situations de l'Ecosse et de la Catalogne ne peuvent pas être comparées car les revendications des séparatistes catalans sont anticonstitutionnelles. La généralité catalane a annoncé son intention de tenir une consultation référendaire sur son indépendance cette année.
"Ayant dit cela, si, en application des règlements, l'issue du processus est une division du Royaume-Uni, chaque élément du Royaume-Uni qui devient un Etat et souhaite rejoindre l'UE devra faire acte de candidature. Il devra suivre les étapes prévues", a-t-il poursuivi.
Cette déclaration intervient à un moment de tension entre l'Espagne et la Grande-Bretagne à propos du statut de Gibraltar, petite enclave située au sud de l'Espagne qui fut cédée aux Britanniques en 1713.
L'UE estime qu'une fois le Brexit consommé, aucun accord entre l'UE et la Grande-Bretagne concernant Gibraltar ne pourra être adopté sans un aval espagnol.
Londres soutient que son soutien à ce territoire qui entend rester britannique est "implacable".
Interrogé sur cette question, Alfonso Dastis a refusé d'évoquer un éventuel droit de veto de son pays sur la question de Gibraltar mais a dit considérer d'une manière très positive la position de l'UE.
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(Jesus Aguado; Pierre Sérisier pour le service français)
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