Scrutin régional dans le Schleswig-Holstein, un test pour le SPD
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Scrutin regional dans le schleswig-holstein, un test pour le spd
Axel Schmidt
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Scrutin regional dans le schleswig-holstein, un test pour le spd
Axel Schmidt
par Fanny Brodersen
KIEL, Allemagne (Reuters) - Les électeurs du Schleswig-Holstein, Land du nord de l'Allemagne, sont appelés aux urnes ce dimanche pour l'un des deux scrutins régionaux de ce mois de mai qui donneront une indication sur la capacité des sociaux-démocrates à mettre n terme en septembre prochain à la domination d'Angela Merkel sur la vie politique fédérale.
L'autre élection régionale se tiendra le 14 mai en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest du pays), le Land le plus peuplé d'Allemagne.
Région rurale et agricole, le Schleswig-Holstein compte 2,3 millions d'électeurs. Situé au nord de Hambourg et au sud du Danemark, il est à la pointe de l'industrie allemande de l'énergie renouvelable.
L'emploi et l'implantation de parcs éoliens sont au coeur de la campagne électorale dans cette région dirigée par le social-démocrate Torsten Albig. Le ministre-président sortant espère reconduire son gouvernement de coalition avec les Verts et la Fédération des électeurs du Schleswig du Sud (SSW), qui représente la minorité danoise du Land.
"Si Torsten Albig l'emporte, quelle que soit la configuration de sa coalition, cela montrera à l'opinion que les élections de septembre restent ouvertes", estime Hajo Funke, politologue à l'Université libre de Berlin.
Un sondage publié jeudi par la chaîne de télévision publique ZDF a laissé toutefois entrevoir une victoire des conservateurs locaux de la CDU, emmenés par Daniel Günther et crédités de 32% des voix, devant le SPD (29%). Si ces chiffres se confirment, les deux grands partis devront se résoudre à former une "grande coalition", scénario qui pourrait se reproduire après les législatives fédérales du 24 septembre.
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En 2012, lors des précédentes élections régionales, la CDU était arrivée en tête d'extrême justesse, avec 30,8% des voix contre 30,4% pour le SPD. Les écologistes des Grünen avaient pris la troisième place avec 13,2%.
Dimanche à 11h00 (09h00 GMT), la participation était de 21,55%, en hausse de quatre points par rapport à 2012. Pour la première fois, les jeunes de seize ans ont le droit de voter dans le Schleswig-Holstein.
"MERKEL MÈNE LA DANSE"
La dynamique qui a porté le SPD en début d'année dans la foulée de la désignation de l'ancien président du Parlement européen Martin Schulz à sa tête, semble s'être essoufflée, comme en témoigne son échec fin mars dans la Sarre, où il a perdu un point tandis que la CDU progressait de cinq.
"Si ces deux élections régionales sont un échec pour le SPD, rien ne sera perdu, mais ce sera difficile de gagner l'élection de septembre", relève Gero Neugebauer, politologue à l'université libre de Berlin et spécialiste du SPD.
"Merkel mène la danse et se présente devant les Allemands comme une gestionnaire de crise", ajoute-t-il. "Avec Schulz, les gens se demandent 'où est la matière ?', il parle de justice sociale, mais les gens veulent savoir ce que cela signifie."
Selon un sondage Emnid diffusé samedi soir, le bloc conservateur CDU-CSU de la chancelière, qui briguera un quatrième mandat le 24 septembre, accentue son avance sur le SPD au plan fédéral, à 36% des intentions de vote (=) contre 28% pour les sociaux-démocrates (-1).
En mettant l'accent sur la lutte contre les inégalités, Martin Schulz a voulu déplacer vers la gauche le curseur du SPD après onze années de présence dans les gouvernements de coalition de la chancelière.
Cette "grande coalition" a éloigné certains électeurs des deux grands partis traditionnels et alimenté l'essor du parti d'extrême droite Alternative für Deutschland (AfD), même si l'élan dont il a bénéficié au plus fort de la crise migratoire de 2015-2016 semble s'être coupé.
Il pourrait cependant faire son entrée au Parlement régional du Schleswig-Holstein, où le baromètre politique de la ZDF le crédite de 6% des intentions de vote.
(avec Paul Carrel et Sabine Diebold à Berlin; Nicolas Delame, Eric Faye et Henri-Pierre André pour le service français)
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