L'armée syrienne décrète une trêve unilatérale dans le Sud
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L'armee syrienne decrete une treve unilaterale dans le sud
ALAA AL-FAQIR
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L'armee syrienne decrete une treve unilaterale dans le sud
ALAA AL-FAQIR
par Suleiman Al-Khalidi
BEYROUTH (Reuters) - L'armée syrienne a annoncé lundi la suspension de ses opérations de combat dans le sud du pays jusqu'à jeudi, à la veille de l'ouverture d'une nouvelle session de négociations à Astana, au Kazakhstan.
Mais des rebelles ont annoncé dans la soirée que ce cessez-le-feu avait immédiatement été rompu et dénoncé le bombardement de plusieurs de leurs positions dans la région.
Dans un communiqué lu lundi à la télévision nationale, le commandement général des forces armées a annoncé que le cessez-le-feu, entré en vigueur dimanche à la mi-journée (09h00 GMT), visait à favoriser les "efforts de réconciliation". Il s'agit de la deuxième trêve unilatérale de ce genre en 15 jours.
Quelques heures après l'annonce, des rebelles et des témoins ont rapporté que des avions syriens avaient repris les bombardements sur des zones rebelles à Deraa, située dans le sud de la Syrie, le long de la frontière avec Israël, ainsi qu'à Naima, une ville voisine, et dans les campagnes environnantes.
L'armée n'a fait aucun commentaire sur les déclarations des rebelles.
Le 17 juin, l'armée avait annoncé un cessez-le-feu qui n'avait concerné que la ville de Deraa.
La dernière annonce en date étend la trêve à l'ensemble du sud de la Syrie, dont les provinces de Kouneïtra, où l'armée israélienne a tiré récemment contre certains avant-postes syriens, et de Soueïda.
Un porte-parole du "Front Sud" de l'Armée syrienne libre (ASL) a émis des doutes quant à la volonté de l'armée syrienne et de ses alliés de suspendre leurs attaques dans plusieurs endroits d'importance, que ce soit dans la ville de Deraa ou dans la province de Kouneïtra.
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"L'Armée syrienne libre se méfie fortement des intentions du régime concernant le cessez-le-feu. Les choses se passeront comme lors du précédent", a dit à Reuters le porte-parole, Issam al Raïes.
STRATAGÈME ?
L'annonce de la nouvelle trêve a été faite à la veille de négociations au Kazakhstan, parrainés par la Russie et auxquelles le "Front Sud" a dit qu'il pourrait ne pas participer.
La dernière session de négociations à Astana, en mai, a débouché sur la signature d'un accord entre l'Iran, la Russie et la Turquie sur la création de quatre "zones de désescalade" en Syrie, dont une dans le Sud.
L'intensité des combats a fortement diminué dans ces zones-là, mais des affrontements se sont poursuivis sur les principaux secteurs de front, notamment à Deraa.
A en croire un responsable rebelle, l'annonce d'une nouvelle trêve est tout simplement un stratagème pour attirer les représentants du "Front Sud" à Astana au Kazakhstan.
"Ce cessez-le-feu est une tentative des Russes et du régime (de Damas) pour faire revenir l'opposition à Astana et lui donner l'assurance, sur le terrain, qu'ils cesseront les bombardements à condition qu'ils viennent", a dit Sohaïb Alrahil, porte-parole de la faction Lioua al Foukan, active dans le sud-ouest de la Syrie.
Les insurgés ont lancé la semaine dernière une offensive dans la région du Golan contre la ville de Baas, tenue par le régime. Après des gains initiaux, ils ont été repoussés vers leurs positions antérieures par une contre-attaque de l'armée.
L'armée israélienne a pris pour cible à plusieurs reprises des avant-postes de l'armée syrienne dans ce secteur, où le Hezbollah (organisation chiite libanaise pro-iranienne, alliée au régime de Damas) est fortement présent.
(Eric Faye et Julie Carriat pour le service français)
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