Washington prêt à discuter de zones de non-survol en Syrie avec Moscou
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WASHINGTON (Reuters) - Les Etats-Unis sont disposés à discuter avec la Russie d'efforts communs pour stabiliser la situation en Syrie, y compris par la mise en place de zones de non-survol, a annoncé mercredi le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson.
Washington souhaite également évoquer avec Moscou l'envoi d'observateurs sur le terrain pour contrôler l'application du cessez-le-feu et la coordination de l'acheminement de l'aide humanitaire à la population syrienne.
"Si nos deux pays travaillent ensemble à l'établissement d'une stabilité sur le terrain, cela jettera les bases d'un progrès sur le règlement de l'avenir politique de la Syrie", a déclaré Tillerson dans un communiqué publié à deux jours de l'ouverture du sommet du G20 en Allemagne. Le texte ne fait pas mention du président syrien Bachar al Assad.
Le secrétaire d'Etat estime en outre que la Russie, principal allié du régime syrien, a le devoir d'empêcher l'utilisation d'armes chimiques par ce dernier.
Donald Trump rencontrera pour la première fois vendredi en tête-à-tête son homologue russe Vladimir Poutine en marge du sommet du G20 à Hambourg, et la Syrie devrait figurer au programme des discussions, a précisé Tillerson.
"Je dirais que pour le moment il est difficile de dire exactement (...) quelles sont les intentions de la Russie dans cette relation", a déclaré Tillerson, interrogé plus généralement sur la relation entre les deux pays, avant de quitter Washington pour rejoindre l'Allemagne.
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"DÉSESCALADE"
A l'heure où les combats contre le groupe djihadiste entrent dans leur dernière phase, Tillerson juge en outre que la Russie a une "responsabilité particulière" dans la stabilité de la Syrie.
En janvier, Donald Trump a dit vouloir créer en Syrie des zones de sécurité pour protéger les déplacés et les réfugiés, mais faute d'accord avec Moscou, un tel plan serait synonyme de décisions risquées sur le plan militaire.
En mars, le chef de la diplomatie américaine a annoncé la mise en place prochaine de "zones de stabilité temporaires" pour aider les réfugiés à rentrer chez eux pendant la prochaine étape des opérations contre l'EI et Al Qaïda en Syrie et en Irak.
Mercredi, le secrétaire d'Etat a estimé en outre que Moscou devait garantir qu'aucun groupe ne puisse "reprendre de manière illégitime ou occuper" les zones libérées de l'EI ou d'autres factions.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont franchi mardi les murs de la vieille ville de Rakka, "capitale" de l'EI en Syrie, après des bombardements de la coalition sous commandement américain.
Dans le cadre des négociations d'Astana, Russie, Turquie et Iran ont constitué mercredi un groupe de travail pour finaliser la création de "zones de désescalade" en Syrie, où forces gouvernementales et rebelles doivent cesser tout combat. L'annonce laisse supposer qu'ils ne sont pas parvenus à s'entendre sur ce point, comme l'espérait Moscou.
(Eric Beech, Julie Carriat pour le service français)
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