Un des derniers chefs présumés de l'ETA remis en liberté
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Un des derniers chefs presumes de l'eta remis en liberte
Vincent West
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Un des derniers chefs presumes de l'eta remis en liberte
Vincent West
BORDEAUX (Reuters) - L'un des derniers chefs présumés de l'organisation séparatiste basque ETA, Mikel Irastorza, a été libéré mardi sous contrôle judiciaire dans l'attente de son procès, a-t-on appris auprès de la porte-parole du collectif pour la paix Bake Bidea.
"Mikel Irastorza a été remis en liberté sous contrôle judiciaire et est arrivé cet après-midi à Bayonne" (Pyrénées-Atlantiques), a indiqué à Reuters Anaiz Funosas.
Le mouvement séparatiste basque a annoncé en 2011 la fin de la lutte armée et a remis aux autorités françaises une liste de huit caches d'armes de l'ETA situées dans le département des Pyrénées-Atlantiques le 8 avril dernier. [nL8N1HG05Y]
L'etarra présumé, qui comparaîtra pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", a été libéré à l'aube de la prison de Fleury-Mérogis et était attendu en gare de Bayonne par sa famille et de nombreux militants.
Porteur d'un bracelet électronique, il fait l'objet d'un contrôle judiciaire strict, notamment un logement garanti, un travail et des sorties encadrées par des horaires stricts.
Mikel Irastorza, 42 ans, natif de San-Sebastian au Pays Basque espagnol, était en fuite depuis 2008 lorsqu'il a été arrêté en novembre 2016 à Ascain (Pyrénées-Atlantiques) dans la maison d'un couple lors d'une opération conjointe de la Garde civile espagnole et de la Direction générale de la sécurité intérieure française (DGSI).
Selon le ministère de l'Intérieur espagnol, il avait pris la tête de l'ETA en 2015 après l'arrestation d'Iratxe Sorzabal Diaz et de David Pla-Martin à Saint-Etienne-de-Baïgorry, au Pays Basque français. Le couple était considéré comme occupant les plus hautes fonctions à la tête de l'organisation.
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(Claude Canellas, édité par Yves Clarisse)
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