Theresa May en difficulté après son discours catastrophe
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Theresa may en difficulte apres son discours catastrophe
PHIL NOBLE
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Theresa may en difficulte apres son discours catastrophe
PHIL NOBLE
LONDRES (Reuters) - La Première ministre britannique, Theresa May, après le fiasco de son discours de clôture du congrès du Parti conservateur, n'envisage nullement de démissionner, affirme jeudi Sky News, qui cite les services de Downing Street.
"Downing Street : une démission n'est pas à l'ordre du jour", assure un bandeau de la chaîne d'information.
Aucun commentaire n'a pu être obtenu des porte-parole de la Première ministre ou du Parti conservateur.
Le discours d'une heure de Theresa May mercredi à Manchester devant le congrès de son parti a viré au cauchemar, tant le sort semble s'être acharné sur elle.
Non seulement elle a été prise de quintes de toux à répétition mais son intervention a été interrompue par un homme, un acteur, qui lui a remis un formulaire de licenciement, prétendument à la demande du secrétaire au Foreign Office, Boris Johnson.
Pour couronner le tout, plusieurs lettres du slogan "Building a country for everyone" ("Bâtir un pays pour tous"), qui s'étalait derrière son pupitre, se sont détachées.
Jeudi matin, le ministre des Entreprises, Greg Clark, a invité le Parti conservateur à "garder la tête froide".
Selon la BBC, même si plusieurs ministres ont salué le cran et le calme de Theresa May face à l'adversité, certains députés conservateurs s'interrogeraient sur l'opportunité d'une démission.
Interrogé à ce sujet sur BBC Radio 4, Greg Clark a affirmé que les parlementaires et militants tories souhaitaient que le parti "garde la tête froide" et fasse preuve de responsabilité.
La presse britannique n'est guère tendre pour Theresa May, avec des titres sans équivoque : "Le rêve de May pour la Grande-Bretagne tourne au cauchemar", "Farce tragique pour May-la-poisse", "Dernier souffle"...
D'après le Times, ce discours raté a effectivement relancé au sein du parti les discussions sur l'avenir de Theresa May à la tête du parti et du gouvernement.
Mais reste la grande question - qui donc pour la remplacer ?
(Guy Faulconbridge et Estelle Shirbon, Guy Kerivel pour le service français, édité par Gilles Trequesser)
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