La Cour suprême australienne prive le gouvernement de sa majorité
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La cour supreme australienne prive le gouvernement de sa majorite
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CANBERRA (Reuters) - La Haute Cour d'Australie a suspendu vendredi le mandat de député du vice-Premier ministre Barnaby Joyce, décision inattendue qui prive le gouvernement de sa majorité et va déclencher l'organisation d'une élection partielle.
Barnaby Joyce, l'un des sept élus dont la légitimité a été mise en doute en raison de sa double nationalité, contraire à la Constitution australienne, va devoir briguer un nouveau mandat dans son bastion de Nouvelle-Galles du Sud, ont annoncé les juges.
Le Premier ministre Malcolm Turnbull a annoncé vendredi la tenue de cette élection partielle le 2 décembre et assuré que le gouvernement poursuivrait son travail entre-temps.
Le dollar australien a quelque peu reculé face au dollar américain après l'annonce faite par la Haute cour. Le Premier ministre australien a décidé quant à lui de retarder son départ pour Israël, normalement prévu pour samedi.
Le dirigeant du Parti national d'Australie, allié de coalition du Parti libéral de Malcolm Turnbull, a renoncé à sa citoyenneté néo-zélandaise en août.
Le gouvernement de centre-droit de Turnbull est désormais en position précaire, la coalition formée avec les conservateurs ne réunissant plus de majorité à la Chambre des représentants.
Turnbull devra remporter le soutien d'un des trois députés indépendants de la chambre basse pour maintenir son gouvernement à flot pendant les deux dernières semaines de session du Parlement cette année.
Quatre des six autres parlementaires binationaux mis en cause par la justice, tous sénateurs, ont également vus leur mandat annulé par la Cour suprême. Certains d'entre eux avaient déjà démissionné.
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La Constitution australienne interdit aux binationaux de siéger au Parlement. Le numéro deux du ministère de la Justice avait cependant appelé les juges de la Haute Cour à ne pas interpréter le texte de manière littérale et à maintenir à leur poste cinq des sept parlementaires.
Certains des élus disaient ignorer le statut exact de leur double nationalité, acquise à la naissance ou par hérédité, au moment de leur élection.
(Colin Packham, Julie Carriat et Eric Faye pour le service français)
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