Tusk à Dublin vendredi pour discuter de la frontière irlandaise
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Tusk a dublin vendredi pour discuter de la frontiere irlandaise
Dario Pignatelli
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Tusk a dublin vendredi pour discuter de la frontiere irlandaise
Dario Pignatelli
BRUXELLES (Reuters) - Le président du Conseil européen Donald Tusk se rend vendredi à Dublin pour tenter de débloquer l'impasse dans les discussions entre Londres et Dublin sur la question de la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, toujours en suspens dans le cadre du Brexit.
Le quotidien londonien The Times a rapporté jeudi que le Royaume-Uni et l'UE étaient proches d'un accord mais Dublin a fait savoir par la suite que les deux parties étaient encore loin du compte.
"Nous n'aurons pas toutes les réponses à la mi-décembre, mais nous attendons d'y voir beaucoup plus clair qu'actuellement avec l'équipe de négociateurs britanniques", a déclaré le ministre irlandais des Affaires étrangères Simon Coveney.
"Nous espérons pouvoir accomplir les progrès nécessaires pour passer à la phase 2 à la mi-décembre. Si cela n'est pas possible, tant pis", a-t-il ajouté dans une allocution au Parlement.
La semaine dernière, Donald Trusk avait prévenu la Première ministre britannique Theresa May qu'elle n'avait plus que dix jours, jusqu'au 4 décembre, pour apporter des propositions claires sur les trois sujets de contentieux liés au divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.
Un porte-parole de Donald Tusk a précisé dans un message sur Twitter que la rencontre était prévue vendredi à 16h00 (16h00 GMT) pour "évoquer le Brexit et éviter une frontière physique en Irlande".
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EMPÊCHER LE RÉTABLISSEMENT D'UNE FRONTIÈRE
Sans "progrès suffisant" sur les trois questions clefs des modalités du Brexit (le chèque que Londres devra signer pour solder le divorce; les droits des expatriés; l'avenir de la frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord), les Vingt-Sept ont fait savoir qu'ils n'engageraient pas cette seconde phase qui portera sur leurs relations futures, et notamment commerciales, avec la Grande-Bretagne.
Londres réclame depuis des mois l'ouverture de cette seconde phase afin d'atténuer les incertitudes et de redonner de la visibilité, notamment aux entreprises britanniques, sur ce que seront les rapports avec les Européens après le Brexit, fixé au 29 mars 2019 à 23h00 GMT.
Sans citer de source, the Times rapporte que la Grande-Bretagne a proposé cette semaine d'accroître les pouvoirs de la province d'Irlande du Nord afin de lui permettre de gérer le problème épineux du Brexit.
L'objectif est d'empêcher le rétablissement d'une frontière physique abolie depuis les accords de paix de 1998 qui avaient mis fin à trois décennies de violences en Ulster.
Bruxelles et Dublin attendent du gouvernement britannique qu'il expose clairement quelles dispositions il entend prendre pour qu'il n'y ait pas, après le Brexit, de "divergences réglementaires" par rapport à la situation actuelle.
L'un des thèmes de campagne des partisans du Brexit est la reprise du contrôle des frontières nationales. Après mars 2019, l'Irlande sera le seul pays ayant une frontière terrestre avec le Royaume-Uni.
MISE EN GARDE DU DUP
Le Parti unioniste démocratique (DUP), formation nord-irlandaise dont Theresa May a besoin des dix élus pour disposer de la majorité absolue à la Chambre des communes, a exclu un compromis sur l'intégrité commerciale du Royaume-Uni.
Tout engagement de Londres en faveur du maintien de l'Irlande du Nord au siein du marché unique, de l'union douanière ou de son équivalent réglementaire "déstabiliserait grandement" l'accord de coalition conclu entre May et le DUP, a déclaré le parti nord-irlandais, cité par Sky News.
"Il ne peut y avoir d'arrangement qui compromettrait l'intégrité du marché unique du Royaume-Uni et placerait des barrières, réelles ou supposées, à la libre circulation des biens, des services et des capitaux entre l'Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni", a renchéri Arlene Foster, présidente du DUP, dans un communiqué.
Le gouvernement irlandais a avancé l'idée que l'Irlande du Nord adopte à l'égard de l'UE des dispositions douanières et commerciales différentes de celles qui prévaudront pour le reste du Royaume-Uni.
(Alastair Macdonald, avec Conor Humphries à Dublin; Pierre Sérisier et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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