Manifestations après la présidentielle au Honduras
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Manifestations apres la presidentielle au honduras
JORGE CABRERA
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Manifestations apres la presidentielle au honduras
JORGE CABRERA
TEGUCIGALPA (Reuters) - Des manifestants ont érigé des barricades et se sont heurtés aux forces de police jeudi dans plusieurs villes du Honduras après une élection présidentielle indécise et controversée que l'opposition estime entachée de fraudes.
Le président sortant Juan Orlando Hernandez et son rival Salvador Nasralla, animateur de télévision allié à la gauche, ont revendiqué dimanche soir la victoire.
Dans un premier temps, les estimations semblaient favorables au candidat de l'opposition avant de connaître un brusque retournement de tendance en faveur du chef de l'Etat après un arrêt dans le décompte des voix.
L'Organisation des Etats américains (OEA) a tenté de redonner une crédibilité au scrutin en obtenant des deux candidats qu'ils s'engagent par écrit à respecter le résultat final après vérification des votes litigieux dans ce pays souffrant de la pauvreté et des violences liées au trafic de drogue.
Mais quelques heures après avoir accepté la proposition de l'OEA, Nasralla est revenu sur son engagement affirmant que son adversaire cherchait par ce biais à faire main basse sur le scrutin.
"Ils nous ont pris pour des imbéciles et ils tentent de voler notre victoire", a-t-il dit.
Ses partisans sont descendus dans les rues de plusieurs villes du pays et ont installé des barricades avec des pneus enflammés à La Ceiba, bloquant un pont et deux autoroutes.
A Tegucigalpa, la police a procédé à des tirs de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui s'étaient rassemblés pacifiquement devant le tribunal électoral où sont comptés les bulletins.
Dans un message sur Twitter, Nasralla a appelé ses électeurs à manifester pacifiquement et à ne pas "provoquer les partisans de Hernandez".
(Gabriel Stargardter, Gustavo Palencia; Pierre Sérisier pour le service français)
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