L'Iran confirme le "suicide" en prison d'un environnementaliste
reuters.com
reuters.com
ANKARA (Reuters) - Les autorités judiciaires iraniennes ont affirmé dimanche qu'un défenseur de la nature réputé s'était "suicidé" en détention en raison, selon elles, de preuves d'espionnage accablantes pesant sur lui, rapportent les agences de presse iraniennes.
Le décès de Kavous Seyed-Emami, professeur de sociologie et directeur de la Fondation pour la faune sauvage persane, qui oeuvre à la protection des espèces menacées en Iran, a été annoncé samedi par son fils sur Twitter.
Kavous Seyed-Emami, 63 ans, avait la double nationalité iranienne et canadienne.
"C'était un des accusés dans une affaire d'espionnage et il s'est malheureusement suicidé en prison parce qu'il savait qu'il y avait de nombreuses preuves contre lui et parce qu'il était lui-même passé aux aveux", a déclaré le procureur de Téhéran Abbas Jafari-Dolatabadi à l'agence semi-officielle Ilna.
Le procureur avait annoncé samedi l'arrestation de plusieurs personnes qui "rassemblaient des informations classifiées dans des lieux stratégiques (...) sous couvert de projets scientifiques et environnementaux".
Un responsable iranien a promis d'autres arrestations dans cette affaire.
Selon le Center for Human Rights in Iran (CHRI), une ONG basée à New York, neuf employés de la Fondation ont été arrêtés en même temps que Kavous Seyed-Emami, le 24 janvier, dont un ressortissant irano-américain, Morad Tahbaz.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Le département d'Etat a dit avoir été informé de "la détention d'un ressortissant américain en Iran".
La justice iranienne a récemment annoncé le suicide de deux autres détenus, arrêtés pendant les manifestations du mois de janvier contre la hausse du coût de la vie. Les familles des deux hommes ont rejeté cette explication et réclamé une enquête indépendante.
(Parisa HafeziTangi Salaün pour le service français)
reuters.com