Le Brexit, priorité de la rencontre Macron-May vendredi
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Avec may, macron ne se substituera pas a barnier
Andreas Gebert
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Avec may, macron ne se substituera pas a barnier
Andreas Gebert
PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron et Theresa May s'entretiendront vendredi des obstacles à franchir pour boucler l'accord de retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne et des relations futures entre les deux entités, sans pour autant négocier, a déclaré jeudi une source à l'Elysée.
Seul le négociateur européen, Michel Barnier, a cette capacité, il a toute la confiance de la France et il s'est exprimé très clairement sur les récentes propositions britanniques, a ajouté la source.
L'ancien commissaire européen français a rejeté le 26 juillet des éléments clés des propositions britanniques concernant les relations qu'entretiendront le Royaume-Uni et l'Union européenne après la période transitoire qui suivra la sortie du pays de l'UE fin mars 2019.
"Toutes ces questions seront explicitées par Mme May mais il ne s'agit pas demain de conclure un accord politique", a dit la source. Theresa May et son époux seront reçus en fin d'après-midi au fort de Brégançon (Var).
"Il ne s'agit absolument pas de faire une négociation, de se substituer à notre processus et notre cadre de négociation, qu'on a à coeur de respecter, qui ne doit pas être bilatéral et qui est piloté par Michel Barnier", a ajouté la source.
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Dans une tribune publiée jeudi, le négociateur européen se dit convaincu que les discussions avec Londres peuvent aboutir à un "bon résultat", respectant les principes de l'Union tout en créant "un nouveau partenariat ambitieux".
Il souligne toutefois que "le plus grand risque lié au Brexit se trouve sur l'île d'Irlande".
L'IRLANDE, PRINCIPAL PROBLÈME POUR L'ACCORD DE RETRAIT
La question irlandaise est le principal obstacle à la conclusion d'un accord de retrait du Royaume-Uni de l'UE, auquel les deux parties veulent parvenir d'ici octobre pour garantir que le processus soit bouclé avant fin mars.
Les Européens défendent l'idée convenue en décembre d'une clause de sauvegarde ("backstop"), selon laquelle l'Irlande du Nord continuerait d'appliquer les règles européennes pour éviter d'ériger une frontière entre la République d'Irlande, membre de l'UE, et l'Irlande du Nord, une partie du Royaume-Uni.
Cette solution risque cependant d'impliquer la mise en place d'une frontière entre l'île d'Irlande et le reste du Royaume-Uni, une solution inacceptable pour nombre de Britanniques.
L'accord de retrait serait accompagné d'un document portant sur les relations futures entre les deux entités, qui ne seront détaillées et formalisées qu'à l'issue d'une seconde négociation qui ne peut être bouclée qu'après la sortie du Royaume-Uni de l'UE.
Après la présentation en juillet de propositions britanniques sur ces relations futures, Michel Barnier a exprimé des désaccords sur les questions douanières, l'accès facilité des marchandises à l'Union souhaité par les Britanniques et les règles du jeu à respecter, a déclaré la source à l'Elysée.
"Michel Barnier a formulé ça de manière extrêmement claire", a-t-elle ajouté.
Dans sa tribune publiée jeudi, Michel Barnier souligne que "le Royaume-Uni souhaite maintenir la libre circulation des marchandises entre nous, mais pas celle des personnes et des services" et qu'"il propose d'appliquer les règles douanières de l'UE sans faire partie de l'ordre juridique de l'UE".
"Le Royaume-Uni souhaite donc reprendre la souveraineté et le contrôle de sa propre législation, ce que nous respectons, mais il ne peut pas demander à l'UE de perdre le contrôle de ses frontières et de ses lois", ajoute-t-il.
(Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)
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