Un incendie détruit des milliers de machines à voter à Kinshasa
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Un incendie detruit des milliers de machines a voter a kinshasa
ROBERT CARRUBBA
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Un incendie detruit des milliers de machines a voter a kinshasa
ROBERT CARRUBBA
KINSHASA (Reuters) - Un incendie dans un entrepôt de Kinshasa a détruit dans la nuit de mercredi à jeudi des milliers de machines à voter et d'urnes qui devaient servir pour la présidentielle du 23 décembre en République démocratique du Congo (RDC).
Quatre-vingts pour cent des machines à voter, soit 8.000 sur 10.368, devant être utilisées dans la capitale où vivent plus de 15% de la population de RDC ont été détruites par les flammes, a précisé dans un communiqué la Commission électorale nationale (CENI).
Le matériel de vote de 19 des 24 circonscriptions électorales de la capitale a été anéanti par le sinistre, a précisé lors d'une conférence de presse le président de la CENI, Corneille Nangaa.
Les préparatifs se poursuivent néanmoins pour le scrutin qui est maintenu, a-t-il souligné.
Les policiers qui gardaient l'entrepôt, dans le quartier de Gombé, ont été arrêtés, a précisé un conseiller du président Kabila.
L'incendie s'est déclaré vers deux heures du matin (01h00 GMT).
Le président sortant, Joseph Kabila, au pouvoir depuis l'assassinat de son père en 2001, ne se représente pas en raison de la limite du nombre de mandats consécutifs fixée par la Constitution.
Le vote se tiendra avec deux ans de retard sur le calendrier prévu en raison, selon les autorités, de problèmes de logistique.
La coalition au pouvoir et un candidat d'opposition se sont mutuellement accusés d'être responsables de l'incendie.
Le Front commun pour le Congo (FCC), formation de Kabila qui soutient la candidature à la présidentielle de l'ancien ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, a accusé le candidat d'opposition Martin Fayulu d'incitations à la violence.
"Au cours de la campagne électorale, il (Fayulu) a appelé ses partisans et sympathisants à détruire du matériel électoral", a affirmé le FCC dans un communiqué.
Fayulu a rejeté ces accusations et estimé que les forces de sécurité pourraient être derrière cet incendie. "Le feu s'est déclaré dans un bâtiment surveillé par la Garde républicaine", a-t-il dit à Reuters. "On comprend bien aujourd'hui que les gens de Kabila ne veulent pas organiser les élections."
(Giulia Paravicini et Stanis Bujakera; Eric Faye et Guy Kerivel pour le service français)
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