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Coronavirus : L'état d'urgence pour un mois dans certaines parties du Japon

reuters.com  |   |  332  mots
Coronavirus: le japon envisage six mois d'etat d'urgence[reuters.com]
(Crédits : Issei Kato)

TOKYO (Reuters) - Le gouvernement japonais s'apprête à déclarer l'état d'urgence pour une durée d'un mois à Tokyo et dans six autres préfectures, a annoncé lundi le Premier ministre Shinzo Abe qui prépare parallèlement un plan de soutien destiné à limiter l'impact économique de la crise sanitaire liée au coronavirus.

Ce dispositif permettra aux autorités de ces collectivités de préconiser le confinement, la fermeture d'entreprises mais il ne s'accompagne pas de mesures coercitives comme cela peut être le cas ailleurs dans le monde.

Il ne devrait ainsi pas y avoir de sanctions financières en cas de non-respect des consignes de confinement, mais le dispositif japonais s'appuierait sur la pression sociale et le respect de l'autorité, deux traits de la culture traditionnelle de l'archipel.

Le gouvernement japonais était soumis à une pression croissante pour prendre cette initiative face à la progression de la pandémie. D'après les dernières données officielles, plus de 4.500 cas confirmés de contamination au coronavirus ont été enregistrés au Japon, dont 104 mortels.

Une réforme de la loi adoptée le mois dernier dans le cadre de la réponse des autorités à l'épidémie de SARS-CoV-2 autorise le Premier ministre à proclamer un état d'urgence si la maladie constitue un "danger grave" et si sa propagation risque d'avoir un impact fort sur l'économie.

La proclamation de l'état d'urgence autoriserait les gouverneurs à appeler la population à rester chez elle et les entreprises à fermer mais pas à ordonner formellement un confinement général sur le modèle des dispositifs existants en Italie, en Espagne ou bien encore en France.

L'instauration de l'Etat d'urgence semble très largement soutenue par la population. Selon un sondage réalisé par JNN pour la chaîne de télévision TBS, 80% des personnes interrogées estiment que Shinzo Abe devait le décréter et seuls 12% pensent le contraire.

(Linda Sieg et Chang-Ran Kim; version française Henri-Pierre André et Nicolas Delame)

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