• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
La TribuneDépêches

A Toulouse, la filière aéronautique redoute le "syndrome Détroit"

reuters.com

Publié le 08 juin 2020 à 08:41 - Mis à jour le 08 juin 2020 à 09:20

L'essentiel de l'actualité

mercredi 10 juin

  • Les conditions climatiques extrêmes deviennent « la norme »
  • L'indice des prix à la consommation se maintient en Chine
  • 70 milliards de dollars contre l'immigration aux États-Unis
  • Bourses asiatiques en recul, pétrole en petite hausse
  • Inquiétude pour les « territoires zéro chômeur longue durée »
Voir plus

Le Quotidien Numérique

10 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Un Rafale français a effectué une nouvelle première en abattant un drone, vraisemblablement russe

  • 2

    Automobile : pendant que le marché chinois plonge de 22 %, les exportations de véhicules électriques s’envolent de 112 %

  • 3

    OPINION. « La France paie beaucoup : elle comprend de moins en moins »

  • 4

    Comment la famille Trump a bâti un empire crypto sans risque… et refilé les pertes aux investisseurs

  • 5

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 6

    SCAF : pourquoi Airbus et Dassault étaient définitivement devenus irréconciliables

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection

par Johanna Decorse

TOULOUSE (Reuters) - Capitale européenne de l'aéronautique et du spatial, Toulouse pourrait être durement touchée par l'effondrement du trafic aérien mondial provoqué par la pandémie de coronavirus.

Derrière Airbus, qui a déjà réduit sa cadence de production de 30%, toute une filière redoute les conséquences en cascade sur l'emploi et un possible "syndrome Détroit" en référence à l'ancienne capitale américaine de l'automobile en déclin depuis les années 1970.

Portée par les prévisions du marché qui tablait sur plus de huit milliards de passagers par an en 2037 puis "sidérée" par l'arrêt brutal du transport aérien et son redémarrage qui s'annonce lent et difficile, la filière aéronautique en Occitanie accuse le coup depuis le début de la crise du COVID-19.

"Ce secteur représente 110.000 emplois dans la région, la sous-traitance à elle-seule, 86.000 emplois et les achats d'Airbus auprès des entreprises locales, 5 milliards d'euros. Quand Airbus tousse, tout le monde est malade", résume Alain Di Crescenzo, président de la Chambre de commerce et d'industrie Occitanie.

"Nos prévisions portent sur une baisse des achats de l'avionneur de 50% en 2020, d'un tiers en 2021 et de 25% l'année suivante. Si on réduit l'activité de 50%, c'est autant d'emplois qui se trouvent menacés, soit 40.000 emplois directs et autant d'emplois indirects", s'inquiète le président de la CCI régionale.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Alerté par les suppressions d'effectifs chez Boeing et Rolls Royce, Alain Di Crescenzo redoute un "double-réflexe" chez Airbus qui pousserait l'avionneur à "réinternaliser et restructurer".

"Aujourd'hui la filière aéronautique est sous perfusion mais quand les charges vont réapparaître, qu'il faudra rembourser les prêts garantis par l'Etat et arrêter le chômage partiel, c'est là que tout va commencer et que le syndrome Détroit pourrait se déclencher. Si on ne fait rien, on pourrait tuer la première filière aéronautique européenne", explique-t-il.

Malgré le plan de soutien que doit annoncer mardi le gouvernement, Alain Di Crescenzo redoute une "première vague de conséquences économiques et sociales entre l'été et la fin de l'année".

Le gouvernement français devrait annoncer mardi un fonds d'investissement doté d'environ un milliard d'euros pour venir en aide au secteur aéronautique, notamment ses sous-traitants.

Une échéance qu'entrevoit aussi Serge Dumas, à la tête de Gillis Aerospace, fabricant de vis et pièces de fixations pour l'aéronautique et le spatial, basé dans le Tarn-et-Garonne.

DE L'EUPHORIE À LA SIDÉRATION

"En février, nous étions en pleine euphorie, on pratiquait le juste à temps. En quelques jours, on est passés de l'accélération à fond au freinage à fond, à la sidération. On a mis un certain temps à prendre la mesure de ce qu'il se passait", raconte le dirigeant de cette PME de 45 personnes, au chiffre d'affaires de 5 millions d'euros.

Après avoir ajourné un investissement de 800.000 euros pour un nouveau bâtiment et une nouvelle machine, l'entreprise qui fournit Liebherr, Ratier-Figeac ou Latécoère, s'inquiète de devoir procéder à des "ajustements" sur ses effectifs.

"Au-delà de juillet les plannings de livraison s'effilochent car nos clients nous demandent de repousser nos livraisons à 2021. Le second semestre risque d'être difficile (...) Le mono-secteur c'est gravissime mais pour l'instant le bateau coule et apprendre des techniques de nage en plein naufrage, ce n'est pas possible", explique Serge Dumas.

Dans un rapport, fin avril, la Fondation Copernic, Attac, les Amis du Monde diplomatique et l'Université populaire de Toulouse, ont aussi émis l'hypothèse d'un "syndrome Détroit" à Toulouse et dénoncé "la cécité collective" qui depuis plus de trente ans, du fait de la mono-industrie, a entraîné la dépendance de l'économie locale au secteur aéronautique.

Aujourd'hui, les activités aéronautiques et spatiales représentent, selon les données de l'Insee, 70% du chiffre d'affaires des entreprises de la chaîne d'approvisionnement.

"Avant la crise sanitaire, la filière aéronautique régionale connaissait une phase de croissance très forte. 2019 a été l'année de tous les records dans ce secteur tiré par les succès d'Airbus. La chute a été d'autant plus brutale, le choc d'autant plus fort", explique Caroline Jamet, directrice régionale Insee Occitanie.

Trois entreprises sur dix de la filière dépendent à plus de 50% du marché aéronautique et d'un client principal confirme l'Insee qui au 7 mai, estimait à -38% la baisse d'activité globale en Haute-Garonne, contre -33% au plan national. Un recul plus prononcé directement lié, selon l'institut de statistique, aux difficultés du secteur aéronautique et de sa locomotive, Airbus.

"Inquiet à court terme", Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse, réfute néanmoins tout scénario catastrophe "à la Détroit".

Pour l'élu toulousain, la "relance de l'aéronautique" doit se faire en accélérant certaines mutations et notamment "la décarbonation de la filière".

"Nos entreprises ont un tel savoir-faire qu'elles peuvent se diversifier dans d'autres domaines: la défense, la médecine ou l'énergie", affirme Jean-Luc Moudenc.

(Johanna Decorse, édité par Jean-Michel Bélot)

reuters.com

Sur le même sujet

  • 1

    American Airlines lève la suspension de ses vols aux États-Unis

  • 2

    Damas annonce un accord sur la dissolution des groupes armés

  • 3

    Gaza: Les patients de l'Hôpital indonésien évacués de force, selon les Palestiniens

  • 4

    France: Sans changement de cap, il y aura censure, dit Olivier Faure