La rénovation du gratte-ciel parisien inauguré en 1973 tourne au bras de fer entre les copropriétaires parmi lesquels figure l’homme d’affaires Xavier Niel.Le scénario a tout d’un western. Le film pourrait même s’appeler Le Bon, la Brute et le Truand. Mais impossible de dire qui est le bon, qui est la brute et qui est le truand. Chacun se présente comme le défenseur de l’intérêt général, chacun accuse l’autre de bloquer le projet, et personne ne semble prêt à dégainer le premier. Au milieu de cette partie de poker figure Xavier Niel.
Le fondateur de Free, qui détient une grande partie de la tour Montparnasse par le biais de plusieurs sociétés, se retrouve au cœur de l’interminable feuilleton de la rénovation du gratte-ciel parisien. Imaginé il y a plusieurs années, le projet promettait de métamorphoser la tour de 210 mètres inaugurée en 1973 avec une façade végétalisée, un hôtel perché entre les 42e et 45e étages et une serre agricole.
Sept ans après son lancement, celui-ci pourrait finalement se limiter à un simple ravalement de façade. Les copropriétaires s’enlisent dans un conflit qui menace désormais l’opération. LFPI, le fonds détenu à 25 % par Xavier Niel et qui contrôle 28 % des tantièmes, refuse désormais de financer les travaux.
Autour de la table figurent également la MGEN (18 %), BNP Paribas (10 %) et – de nouveau – Xavier Niel avec ses associés, qui détiennent directement environ 10 % de la tour. Autre acteur clé, un proche de Xavier Niel : Frédéric Lemos, ancien patron de la gestion d’actifs de LFPI et président pendant dix ans du conseil syndical, licencié par le fonds en novembre dernier. Il possède le 43e étage, tandis que LFPI contrôle les 44e et 45e, destinés au futur hôtel.