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Tirs de roquettes contre une base abritant des forces US en Irak

reuters.com  |   |  352  mots

BAGDAD (Reuters) - Une dizaine de roquettes ont été tirées mercredi sur la base aérienne d'Aïn al Assad, en Irak, où stationnent notamment des forces américaines et de la coalition internationale, a annoncé l'armée irakienne.

Un employé civil américain de la base est décédé d'une "crise cardiaque" alors qu'il s'abritait pendant l'attaque, a annoncé le porte-parole du Pentagone.

"Nous ne pouvons pas attribuer la responsabilité de ce décès à l'heure actuelle car nous ne bénéficions pas d'une vue d'ensemble de l'incident", a déclaré John Kirby dans un communiqué.

Un responsable du commandement opérationnel à Bagdad a pour sa part déclaré à Reuters que 13 roquettes avaient été tirées d'un site se trouvant à un peu moins de 10 kilomètres de la base, située dans la province d'Anbar, dans l'ouest de l'Irak.

Une source proche des services de sécurité et un responsable gouvernemental s'étant exprimés sous le sceau de l'anonymat ont précisé que les projectiles avaient été tirés depuis le secteur de Baiader, à l'ouest de Bagdad.

Sur Twitter, le colonel Wayne Marotto, porte-parole de la coalition emmenée par les Etats-Unis, a déclaré que la base avait été touchée à 07h30.

Mi-février, une attaque à la roquette contre des forces sous commandement américain dans le nord de l'Irak avait provoqué la mort d'un employé civil de la base et blessé un militaire américain.

Dix jours plus tard, le président américain Joe Biden a ordonné des frappes aériennes dans l'est de la Syrie contre des installations appartenant selon le Pentagone à des milices soutenues par l'Iran, en réponse à des attaques à la roquette contre des intérêts américains en Irak.

L'attaque de mercredi intervient deux jours avant l'arrivée du pape François en Irak, qui a connu en janvier son attentat le plus meurtrier depuis trois ans à Bagdad avec au moins 32 morts.

Le chef de l'Eglise catholique doit effectuer une visite de trois jours en Irak.

(Ahmed Rasheed, avec Kamal Namaa; Version française Bertrand Boucey et Camille Raynaud)