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Russes et chinois derrière les cyberattaques contre l'EMA, selon le journal De Volkskrant

reuters.com  |   |  394  mots
Russes et chinois derriere les cyberattaques contre l'ema, selon le journal de volkskrant[reuters.com]
(Crédits : Piroschka Van De Wouw)

AMSTERDAM (Reuters) - Une agence de renseignement russe et des espions chinois sont à l'origine des cyberattaques contre l'Agence européenne des médicaments (EMA) survenues l'année dernière, rapporte le journal néerlandais De Volkskrant, citant des sources proches de l'enquête.

Le régulateur européen des médicaments, basé à Amsterdam, a signalé en décembre une cyberattaque au cours de laquelle des documents relatifs aux vaccins et médicaments contre le COVID-19 ont été volés et divulgués sur internet.

Le ministère russe des Affaires étrangères n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaires samedi, mais Moscou a nié à plusieurs reprises les allégations occidentales de piratage.

Le ministère chinois des Affaires étrangères n'était pas disponible dans l'immédiat. Pékin a déclaré précédemment qu'il s'opposait fermement et réprimait toutes formes de cyberattaques.

L'EMA a ouvert une enquête avec les autorités néerlandaises et européennes mais n'a jusqu'à présent fourni aucun détail sur les auteurs des attaques.

Selon De Volkskrant, l'EMA a été la cible d'espions chinois au premier semestre 2020, puis d'agents des services de renseignement russes plus tard dans l'année.

Toujours selon le journal, les Chinois ont accédé aux données de l'EMA en piratant les systèmes d'une université allemande tandis que les Russes auraient exploité des failles dans le système de vérification en deux étapes de l'agence européenne et dans d'autres dispositifs de cybersécurité.

"Une enquête pénale menée par les autorités chargées de l'application de la loi et d'autres entités est en cours et l'EMA coopère bien sûr pleinement", a déclaré la porte-parole de l'agence, Monika Benstetter, dans une réponse par courrier électronique.

Reuters n'a pas été dans l'immédiat en mesure de contacter les autorités compétentes pour commenter ces informations.

Les pirates informatiques russes présumés ont eu accès aux systèmes de l'EMA pendant plus d'un mois, selon les sources citées par De Volkskrant.

Ils souhaitaient principalement savoir quels pays utiliseraient le vaccin contre le COVID-19 développé par Pfizer et BioNTech et combien de doses ils en achèteraient, a ajouté le journal.

(Bart Meijer, avec Emily Chow et Tom Balmforth, version française Benjamin Mallet)