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Le directeur général de STMicro n'anticipe pas une fin de la pénurie de puces avant le premier semestre 2023

reuters.com  |   |  304  mots
Le directeur general de stmicro n'anticipe pas une fin de la penurie de puces avant le premier semestre 2023[reuters.com]
(Crédits : Denis Balibouse)

par Mathieu Rosemain

PARIS (Reuters) - La pénurie mondiale de semi-conducteurs qui affecte les prévisions de production de multinationales comme Apple et Volkswagen devrait se prolonger jusqu'au premier semestre de 2023, a déclaré jeudi le DG de STMicroelectronics.

"Les choses vont s'améliorer en 2022 progressivement, mais on reviendra à une situation normale (...) pas avant le premier semestre 2023", a déclaré Jean-Marc Chery lors d'un entretien à Reuters.

Par "situation normale", a-t-il précisé, il entend un retour à des niveaux réguliers d'inventaires de puces classiques et à des délais de réapprovisionnement de composants de trois mois.

Cette pénurie, qui découle d'un bond de la demande provenant d'un large éventail d'industries, alimente une hausse des prix, a dit Jean-Marc Chery, qui est à la tête de STMicro depuis 2018. La tendance haussière se poursuivra dans la seconde moitié de 2021 et en 2022, a-t-il indiqué.

"Ce n'est pas comme dans les années passées où on attendait Microsoft et sa nouvelle version d'OS qui allait faire appel à beaucoup plus de PC", a-t-il ajouté. "Là on a un mainstream global (...) avec un appel massif de composants".

Le patron du groupe franco-italien a précisé que le prix moyen des puces produites par celui-ci avait augmenté en rythme annuel de 5% en 2021.

STMicro pourra seulement répondre à 70% de la demande totale de ses clients cette année, a fait savoir Jean-Marc Chery, ajoutant que des investissements en capacités de production permettraient l'an prochain de porter ce niveau à 85%-90% de la demande.

Plus tôt dans la journée, le groupe a revu à la hausse ses prévisions de vente pour l'ensemble de l'année, publiant des résultats trimestriels solides sur fond de forte demande des constructeurs automobiles et des fabricants de smartphones.

(Reportage Mathieu Rosemain; version française Jean Terzian, édité par Sophie Louet)