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Biélorussie : Des usines d'Etat abritent des espions à la solde des Occidentaux, selon Loukachenko

reuters.com  |   |  286  mots
Bielorussie: des usines d'etat abritent des espions a la solde des occidentaux, selon loukachenko[reuters.com]
(Crédits : Pool New)

(Reuters) - Alexandre Loukachenko a accusé jeudi des employés d'usines d'Etat de Biélorussie d'espionnage au profit des Occidentaux, alors qu'une organisation de défense des droits de l'homme a signalé l'arrestation de 14 salariés dans une usine d'engrais.

L'usine de Grodno Azot, qui fut l'un des foyers de contestation après la réélection de Loukachenko en août 2020, est au nombre des entreprises visées par les sanctions occidentales décidées après la violente répression des manifestations anti-gouvernementales.

Lors d'une réunion avec des responsables biélorusses, Alexandre Loukachenko, dont les propos sont rapportés par l'agence Belta, a affirmé que des employés du secteur public transmettaient clandestinement des informations sur la manière dont le gouvernement contourne les sanctions.

Il n'a pas identifié les personnes ni les usines concernées.

"J'ai des informations selon lesquelles il resterait quelques scélérats en certains endroits, qui auraient pour objectif d'informer l'Occident de la manière dont (Petr) Parkhomchik (ministre de l'Industrie) et (Youri) Nazarov (vice-Rremier ministre) tentent de contourner les sanctions" a-t-il déclaré.

"Ils espionnent et donnent des informations", a-t-il assuré, ajoutant qu'ils devaient être punis. Ces individus, a-t-il poursuivi, "nuisent délibérément à notre économie, ainsi qu'à notre Etat, pour de l'argent donné par des services spéciaux occidentaux".

Un groupe de défense des droits de l'homme, "Viasna 96", a fait état d'arrestations à Grodno Azot. Les 14 employés auraient été incarcérés dans un centre de détention provisoire du KGB, le renseignement biélorusse. Les autorités n'ont pas commenté cette information et le KGB n'a pu être joint pour un commentaire.

(Reportage Natalia Zinets; version française Olivier Sorgho, édité par Sophie Louet)