L'"égoïsme" des nations retarde l'adoption d'un traité sur la protection des océans, déclare Guterres
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L'"ÉGOÏSME" DES NATIONS RETARDE L'ADOPTION D'UN TRAITÉ SUR LA PROTECTION DES OCÉANS, DÉCLARE GUTERRES
PEDRO NUNES
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L'"ÉGOÏSME" DES NATIONS RETARDE L'ADOPTION D'UN TRAITÉ SUR LA PROTECTION DES OCÉANS, DÉCLARE GUTERRES
PEDRO NUNES
par Sergio Goncalves et Catarina Demony
LISBONNE (Reuters) - Le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, a déclaré lundi que l'"égoïsme" de certaines nations entravait les efforts visant à conclure un traité très attendu pour protéger les océans du monde.
Interrogé par les journalistes lors de la Conférence des Nations unies sur les océans à Lisbonne quant aux obstacles à la conclusion d'un accord, il a répondu : "L'égoïsme".
"Certaines personnes pensent encore qu'elles sont assez puissantes pour penser que les eaux internationales devraient leur appartenir", a-t-il ajouté.
Antonio Guterres a également appelé les gouvernements et les entreprises à engager davantage de fonds pour contribuer à la création d'un modèle économique durable pour la gestion de l'environnement marin.
"Malheureusement, nous avons considéré l'océan comme acquis, et aujourd'hui nous sommes confrontés à ce que j'appellerais une 'urgence océanique'", a-t-il déclaré. "Nous devons inverser le cours des choses".
Il est nécessaire de mettre en place des modèles commerciaux qui pourraient aider l'océan à produire plus de nourriture et à générer plus d'énergie renouvelable, a affirmé le secrétaire général.
"Cela implique de nouveaux niveaux de financement à long terme", a-t-il ajouté.
"Les dirigeants réunis à Lisbonne vont se féliciter mutuellement de leurs bons résultats en matière de protection marine, alors que la crise des océans s'aggrave", a déclaré Laura Meller, de Greenpeace. "Nous n'avons pas besoin d'un autre salon de discussion, avec de vagues déclarations".
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(Reportage Catarina Demony et Sergio Goncalves; version française Alizée Degorce, édité par Sophie Louet)
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