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Egypte : Au moins 41 morts dans l'incendie d'une église

reuters.com  |   |  357  mots
Egypte: au moins 41 morts dans l'incendie d'une eglise[reuters.com]
(Crédits : Mohamed Abd El Ghany)

LE CAIRE (Reuters) - Un incendie à l'intérieur d'une église de la ville égyptienne de Gizeh, en bordure de la capitale Le Caire, a provoqué dimanche un mouvement de foule en pleine messe et causé la mort d'au moins 41 personnes, pour la plupart des enfants, a-t-on appris de deux sources des services de sécurité.

D'origine électrique, l'incendie s'est déclaré peu avant 09h00 (07h00 GMT) dans l'élise copte Abou Sifin, où étaient rassemblées environ mille personnes.

Les flammes ont bloqué l'accès à l'une des issues de l'église, provoquant un mouvement de foule, ont indiqué les sources, précisant que la plupart des victimes étaient des enfants.

"Les gens se rassemblaient aux troisième et quatrième étages, et nous avons vu de la fumée provenant du deuxième étage. Ils se sont précipités pour descendre les escaliers et ont commencé à tomber les uns sur les autres", a déclaré Yasir Munir, un fidèle de l'église.

"Puis nous avons entendu une détonation et il y a eu des étincelles et du feu qui sortaient de la fenêtre", a-t-il ajouté, précisant que lui et sa fille se trouvaient au rez-de-chaussée et avaient pu s'échapper.

Il n'est pas rare que des incendies électriques se produisent en Egypte. Fin 2020, au moins sept personnes ont péri dans les flammes ayant ravagé un hôpital soignant des patients atteints du COVID-19.

Le ministère de l'Intérieur a déclaré que les enquêteurs ont déterminé que le feu s'était déclenché dans les systèmes d'air conditionné au deuxième étage à cause d'une défaillance électrique.

Dans un communiqué, il a indiqué que les décès ont été causés l'inhalation de fumée.

Gizeh, deuxième ville d'Égypte, se trouve sur une rive du Nil, en face du Caire.

Via Twitter, le président Abdel Fattah al Sissi a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes.

(Reportage Ahmed Mohamed Hassan et Sayed Sheasha, rédigé par Nafisa Eltahir; version française Jean-Michel Bélot, édité par Jean Terzian)