Erdogan juge impossible de continuer les négociations avec le PKK
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Le president turc juge impossible la poursuite des negociations avec le pkk
© Ints Kalnins / Reuters
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Le president turc juge impossible la poursuite des negociations avec le pkk
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ANKARA (Reuters) - Le président turc Recep Tayyip Erdogan a jugé impossible, mardi, de poursuivre le processus de paix avec les séparatistes kurdes, entamé à la fin 2012.
"Il est impossible pour nous de poursuivre le processus de paix avec ceux qui menacent notre unité nationale", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse organisée avant son départ pour une visite en Chine.
Il a également préconisé que les responsables politiques liés à des "groupes terroristes" soient privés de leur immunité et poursuivis en justice.
Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) est considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les Etats-Unis et l'Union européenne.
Quant au parti d'opposition prokurde HDP (Parti démocratique du peuple), qui a effectué une percée aux législatives du mois dernier, il a été récemment accusé par Erdogan de liens avec le PKK.
Depuis l'attentat suicide imputé au groupe Etat islamique (EI) qui a fait 32 morts le 20 juillet à Suruç, la Turquie a lancé des raids contre l'EI en Syrie et les camps du PKK en Irak, car les séparatistes kurdes ont lancé après l'attentat plusieurs attaques de représailles contre des policiers accusés de collaboration avec l'EI.
Le PKK estime désormais que la trêve qu'il observe depuis mars 2013 pour permettre des négociations de paix est vide de sens, mais n'est pas allé jusqu'à en annoncer formellement la rupture.
Certains Kurdes estiment qu'en cherchant un conflit ouvert avec le PKK, Tayyip Erdogan cherche à raviver la flamme du nationalisme turc et regagner au passage la confiance de son électorat.
Lors des élections législatives du 7 juin, Erdogan a vu l'AKP (Parti de la justice et du développement), le parti islamo-conservateur qu'il a fondé, perdre sa majorité absolue et le HDP entrer massivement au Parlement. Mais des observateurs prédisent de nouvelles élections anticipées à l'automne.
Les Kurdes représentent environ 20% des 77 millions de Turcs.
Lors de sa conférence de presse, Tayyip Erdogan a également jugé que la création d'une "zone de sécurité" dans le nord de la Syrie permettrait le retour en territoire syrien d'un million sept cent mille réfugiés actuellement hébergés par la Turquie.
Le gouvernement turc a fait savoir lundi qu'il discutait avec les Etats-Unis de la création de cette zone de sécurité.
(Tulay Karadeniz, Humeyra Pamuk; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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