John Kerry espère y voir clair sur la Syrie d'ici 24 ou 48h
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John kerry espere y voir clair sur la syrie d'ici 24 ou 48h
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VIENTIANE (Reuters) - John Kerry a dit lundi espérer pouvoir clarifier d'ici 24 ou 48 heures la situation concernant les négociations de paix sur la Syrie qui devaient commencer lundi à Genève.
Le secrétaire d'Etat américain a estimé qu'il valait mieux retarder le processus de quelques jours plutôt que de le voir s'effondrer dès le départ.
John Kerry, qui se trouve en visite au Laos, s'est déclaré d'accord avec l'émissaire spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, sur la décision de ne pas envoyer les invitations pour Genève tant que tout n'était pas "bordé".
Il a toutefois précisé qu'une nouvelle réunion du Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG), qui rassemble les pays qui appuient le processus de paix en Syrie, était "provisoirement" prévue pour le 11 février.
L'avenir des discussions est entre les mains des différents protagonistes du conflit syrien, a ajouté le chef de la diplomatie américaine.
"Ils doivent être sérieux. S'ils ne sont pas sérieux, la guerre continuera. C'est à eux d'agir; on ne saurait faire boire un âne qui n'a pas soif", a-t-il déclaré. "Nous avons créé un cadre. Les Syriens sont à même de décider de l'avenir de la Syrie."
"Nous avons voir quelle décision prend Staffan sur la façon dont il va exactement commencer, mais nous ne voulons pas décider et voir le (processus) s'effondrer dès le premier jour. Cela vaut la peine de prendre un jour ou deux, ou trois, peu importe", a ajouté le secrétaire d'Etat.
John Kerry a dit espérer plus de "clarté" d'ici 24 ou 48 heures.
Les discussions ne devraient pas commencer avant mercredi, selon les déclarations faites dimanche par un diplomate occidental.
Mohamed Allouch, principal négociateur de l'opposition syrienne, a accusé dimanche John Kerry de "faire pression" pour obliger les opposants à participer aux discussions de Genève avec des représentants du gouvernement syrien.
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John Kerry a rejeté ces accusations. "Ce sont eux les négociateurs; ils décideront donc de l'avenir. Ce que je leur ai dit est que ce sera par consentement mutuel. Vous avez un veto, et lui aussi. Aussi allez-vous devoir décider comment avancer dans ce dossier", a-t-il dit à propos du président syrien Bachar al Assad.
"La position des Etats-Unis n'a pas changé", a-t-il ajouté. "Nous continuons à soutenir l'opposition (syrienne) politiquement, financièrement et militairement."
(David Brunnstrom, Danielle Rouquié pour le service français)
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