Obama consterné par la brutalité de la campagne des primaires
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Obama se dit consterne par la brutalite de la campagne des primaires
JONATHAN ERNST
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Obama se dit consterne par la brutalite de la campagne des primaires
JONATHAN ERNST
WASHINGTON (Reuters) - Barack Obama s'est dit consterné, mardi, par la brutalité de la campagne des primaires en vue de la présidentielle américaine du 8 novembre.
Dans une allusion à peine voilée à Donald Trump, il a appelé les candidats à rejeter la violence et à assainir leur discours.
"Nous avons entendu des propos vulgaires et clivants contre les femmes et les minorités, contre les Américains qui ne nous ressemblent pas, ne prient pas comme nous ou ne votent pas comme on aimerait", a déploré le président démocrate en marge d'un déjeuner au Capitole à l'occasion de la Saint-Patrick.
Alors que les incidents se multiplient lors de ses meetings, Donald Trump, en tête de la course à l'investiture républicaine, rejette l'idée, avancée aussi bien par ses rivaux que par les candidats démocrates, selon laquelle il encouragerait les actes violents par ses propos polémiques sur les musulmans ou les immigrants illégaux.
Commentant l'intervention de militants anti-Trump lors des meetings du milliardaire, Barack Obama a évoqué des "tentatives malencontreuses de faire cesser ce discours".
"Quelqu'offensant que puisse être (ce discours), nous vivons dans un pays où la liberté d'expression est l'un des droits les plus importants qui nous soient donnés."
"En réponse à ces tentatives, a poursuivi Barack Obama, nous avons assisté à des violences. Et beaucoup trop de nos dirigeants sont restés silencieux."
Le président américain a dénoncé toute volonté de répandre la peur ou d'inciter à la violence et estimé que le cycle des primaires ne reflétait pas aujourd'hui l'esprit des Etats-Unis.
"Cela doit cesser", a-t-il insisté, qualifiant de "malveillante" l'atmosphère actuelle de la campagne.
Cinq Etats importants sont appelés à voter ce mardi dans le cadre des primaires républicaines et démocrates.
(Timothy Gardner; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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