L'avocat d'Anders Breivik plaide la "fragilité mentale"
reuters.com

L'avocat d'anders breivik plaide la "fragilite mentale"
© Norsk Telegrambyra AS / Reute
reuters.com

L'avocat d'anders breivik plaide la "fragilite mentale"
© Norsk Telegrambyra AS / Reute
OSLO (Reuters) - Les conditions de détention d'Anders Behring Breivik, militant d'extrême droite qui purge une peine maximale de 21 ans d'emprisonnement pour le meurtre de 77 personnes en juillet 2011, devraient être assouplies en raison de la "fragilité mentale" du détenu, a indiqué son avocat, vendredi.
Le tribunal, installé dans le gymnase de la prison de Skien, dans le sud de la Norvège, où Breivik est enfermé, a entendu les plaidoiries de la défense au dernier jour du procès que le condamné intente à l'Etat norvégien pour violation de la Convention européenne des droits de l'homme.
Breivik, qui a répété sa fidélité à l'idéologie nazie, estime que les conditions de son incarcération sont inhumaines, se plaignant de la qualité du café et des repas réchauffés au four à micro-ondes.
"Il est totalement seul, heure après heure", a expliqué l'avocat Oeystein Storrvik. "Il dit qu'il est national-socialiste et d'autres choses qui, pour des gens normaux, sont complètement absurdes."
"La fragilité mentale de Breivik doit être prise en considération comme une infraction à la Convention (des droits de l'homme). C'est le coeur de la question", a poursuivi l'avocat dans sa plaidoirie.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

"Le plaignant n'est pas et n'a jamais été soumis à un traitement inhumain", a affirmé Adele Matheson Mestad, représentante du ministère public, rappelant que Breivik avait effectué le salut nazi dès l'ouverture du procès, un geste qu'elle a jugé insultant pour le tribunal.
Le jugement devrait être rendu vers la fin du mois d'avril mais, selon un juriste, il sera difficile à Breivik de convaincre le juge du caractère inhumain ou dégradant de sa situation.
(Gwladys Fouche et Stine Jacobsen; Pierre Sérisier pour le service français)
reuters.com