L'armée syrienne progresse dans Palmyre, les combats continuent
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L'armee syrienne progresse dans palmyre
SANA
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L'armee syrienne progresse dans palmyre
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BEYROUTH (Reuters) - Les forces gouvernementales syriennes progressent lentement dans Palmyre où elles affrontent des combattants de l'organisation Etat islamique près des ruines de la cité antique, rapporte vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
La reprise de Palmyre est une étape capitale dans l'entreprise de reconquête que mène le régime de Damas avec le soutien des forces russes, de milices chiites, du Hezbollah et de militaires iraniens.
Des avions russes apportaient un appui aérien aux soldats de Bachar al Assad, malgré les annonces de Moscou qui a récemment annoncé le retrait de l'essentiel de ses troupes.
La mort, la semaine dernière, d'un membre des forces spéciales russes près de Palmyre laisse d'ailleurs entendre que le Kremlin est davantage impliqué dans les combats qu'il ne veut bien l'admettre.
Selon l'agence syrienne Sana, l'armée et les milices chiites ont progressé sur les hauteurs de la ville. L'OSDH fait état de violents combats.
Rami Abdoulrahmane, directeur de l'OSDH, indique que les combats se sont rapprochés des ruines de la cité antique de Palmyre, situées au sud-ouest de la ville, une zone où l'armée syrienne ne peut compter sur l'appui aérien des Russes et de son aviation en raison des risques que cela impliquerait pour les vestiges déjà abîmés, voire détruits pour certains, par l'EI.
L'EI a détruit ces derniers mois plusieurs monuments de la cité antique de Palmyre, classée au patrimoine mondial de l'Unesco.
En octobre dernier, les djihadistes ont fait sauter un arc de triomphe datant de l'époque romaine. Auparavant, ils avaient détruit deux temples, dédiés à Bel et à Baalshamine. Ils ont aussi assassiné l'ancien directeur du site, Khaled Assaad, qui était âgé de 82 ans.
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L'Unesco, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, a dénoncé des "crimes de guerre".
L'agence a salué la perspective de la reprise de Palmyre qui porte selon elle "à la fois la mémoire du peuple syrien et les valeurs de diversité culturelle, de tolérance et d'ouverture qui ont fait de cette région le berceau de la civilisation" a déclaré la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova.
"Depuis un an le saccage de Palmyre est le symbole du nettoyage culturel qui sévit au Moyen-Orient. Le dynamitage et le dépeçage de ses trésors, dans le but de briser tout un peuple (...)."
(Nicolas Delame pour le service français)
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