L'équipe de Donald Trump tente de calmer le jeu sur l'IVG
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L'equipe de donald trump tente d'eteindre la controverse sur l'ivg
MARK KAUZLARICH
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L'equipe de donald trump tente d'eteindre la controverse sur l'ivg
MARK KAUZLARICH
par Megan Cassella
WASHINGTON (Reuters) - L'équipe de campagne de Donald Trump a cherché jeudi à calmer le jeu après sa sortie controversée sur les femmes et l'avortement, expliquant que la langue du favori de la primaire républicaine avait fourché tandis que ses rivaux en profitaient pour rebondir sur le sujet.
Après avoir dit mercredi sur la chaîne de télévision MSNBC que les femmes ayant recours à l'avortement devraient être punies si la procédure était interdite aux Etats-Unis, le milliardaire new-yorkais a fait marche arrière dans l'heure qui a suivi. Mais, face au tollé suscité par ses propos, tant chez les pro que chez les anti-IVG, son équipe a dû monter au créneau jeudi.
"Le candidat à la présidentielle a clarifié la chose, non pas une fois, mais deux", a fait valoir sur CNN sa porte-parole Katrina Pierson. Il s'agit d'une "simple erreur de langage", a-t-elle plaidé.
Selon elle, le promoteur immobilier est "contre l'avortement, avec des exceptions". Elle a présenté les deux mises au point publiées par Trump après l'interview accordée à MSNBC comme sa véritable position.
Trump a d'abord diffusé un communiqué pour dire que les questions d'avortement devraient relever de la compétences des Etats fédérés puis un second pour dire que les médecins qui pratiquent des interruptions volontaires de grossesse sont ceux qui devraient être tenus pour responsables.
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"On ne devrait pas faire les gros titres pendant 24 heures avec ça quand il y a des choses comme le terrorisme dans le monde", a fait valoir la porte-parole de Donald Trump.
Ses derniers propos risquent d'éloigner encore une partie de l'électorat féminin, déjà choqué par son recours régulier à des propos vulgaires et aux insultes pour décrire les femmes.
Mardi, une primaire importante doit se tenir dans le Wisconsin. Selon un sondage publié mercredi, le sénateur du Texas Ted Cruz, son plus proche rival, le devance de dix points dans cet Etat.
"PAS DE SECONDE CHANCE"
Mercredi, Ted Cruz a déclaré que Trump n'avait à l'évidence pas suffisamment réfléchi à la question. Il a ensuite qualifié les propos de son rival de "malheureux" et "erronés".
Jeudi, Donald Trump s'est rendu à Washington pour une réunion privée organisée par son principal soutien dans la capitale fédérale, le sénateur de l'Alabama Jeff Sessions.
Les détracteurs de Trump se sont récemment interrogés sur sa capacité à diriger les Etats-Unis après une série de déclarations controversées en matière de politique étrangère.
Le magnat de l'immobilier a ainsi jugé l'Otan obsolète, dit que l'Arabie saoudite était trop dépendante des Etats-Unis et que le Japon et la Corée du Sud pourraient avoir besoin de développer leurs propres programmes nucléaires parce que le parapluie américain coûte trop cher.
Dans l'interview à MSNBC où il a tenu ses propos sur l'avortement, Donald Trump a refusé d'exclure l'utilisation de l'arme nucléaire en Europe ou au Proche-Orient pour lutter contre l'Etat islamique. "Jamais je ne retirerai de la table une de mes cartes", a-t-il déclaré.
Une partie de l'establishment républicain tente d'empêcher que Trump ne remporte la primaire républicaine lors de la convention de juillet à Cleveland, de crainte qu'il ne conduise le parti à une défaite très sévère face au candidat démocrate le 8 novembre prochain.
Les commentaires de Trump sur l'avortement "montrent simplement qu'il n'est vraiment pas préparé à être le président des Etats-Unis", a déclaré le gouverneur de l'Ohio et candidat à la primaire républicaine John Kasich, lors d'une conférence de presse à New York.
"Je dois vous dire qu'en tant que commandant en chef et dirigeant du monde libre, vous n'avez pas de seconde chance. Il faut être capable de réussir du premier coup", a-t-il ajouté.
L'opposition à l'avortement, qui a été déclarée constitutionnelle par la Cour suprême il y a plus de 40 ans, occupe une place importante dans le programme de nombreux hommes politiques. Certains conservateurs se sont même demandés si Trump, qui était autrefois favorable à l'IVG, y est désormais réellement hostile.
(Danielle Rouquié pour le service français)
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