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Seuls trois des acteurs déterminés à aboutir,dit Martin Bouygues

reuters.com

Publié le 04 avril 2016 à 05:49 - Mis à jour le 04 avril 2016 à 05:50

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PARIS (Reuters) - Le PDG de Bouygues Martin Bouygues estime dans un entretien au Figaro que les quatre acteurs impliqués dans les négociations en vue du rachat de sa filiale télécoms par Orange n'étaient pas tous déterminés à aboutir, ce qui a précipité selon lui l'échec d'une opération particulièrement complexe.

Orange et Bouygues ont annoncé vendredi l'abandon de leurs discussions entamées trois mois plus tôt en vue d'une transaction qui aurait ramené à trois le nombre d'opérateurs sur le marché français des télécoms.

Les négociations ont aussi impliqué les opérateurs concurrents Free (Iliad) et SFR, candidats au rachat d'actifs de Bouygues Telecom, ainsi que l'Etat français, premier actionnaire d'Orange avec 23% du capital.

Dans un entretien publié lundi dans le Figaro, Martin Bouygues, qui est à l'initiative des négociations sur la vente de sa filiale, pointe du doigt les exigences du dirigeant de Free Xavier Niel sans toutefois le nommer.

"Mais si nous étions quatre à la table des négociations, nous n'étions que trois à vouloir aboutir. Manifestement, l'un des protagonistes nourrissait l'ambition d'avoir le maximum en payant le minimum, tout en gardant la possibilité de se retirer", explique le dirigeant du groupe de BTP, de construction et de médias.

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Prié de dire s'il fait référence à Xavier Niel, à l'encontre duquel il entretient une animosité notoire, Martin Bouygues répond : "Je laisse chacun libre de ses interprétations".

Selon plusieurs sources, si les discussions avec Free ont été difficiles, ce sont les exigences du ministère de l'Economie, jugées inacceptables par Bouygues, qui ont fini de faire capoter les négociations.

"L'Agence des participations de l'État (APE) nous a exposé ses exigences... que j'ai trouvées très étranges. Cela dit, ce n'est pas cela qui a bloqué in fine l'opération", affirme le dirigeant de Bouygues.

"Si nous étions parvenus à un accord entre les quatre opérateurs, ce sujet-là aurait fini, je l'imagine, par trouver sa solution".

Le dirigeant se montre confiant dans les perspectives de la filiale télécoms qu'il a créée en 1994, tout en estimant que le statu quo nuira à la capacité d'investissement des opérateurs.

"S'agissant de Bouygues Telecom, je ne suis pas inquiet. L'entreprise est parfaitement viable dans un marché à quatre. Sa structure de coûts est une des plus basses du marché, et elle a l'un des meilleurs réseaux mobiles", assure-t-il.

Dans l'entretien, Martin Bouygues réaffirme qu'il entend passer la main dans un délai de deux à quatre ans, une succession déjà amorcée avec l'entrée programmée de son fils Edward et de son neveu Cyril au conseil d'administration du groupe.

"S'ils sont intéressés pour prendre des responsabilités dans le management du groupe Bouygues, ce sera bien. Mais ce n'est pas moi qui prendrai cette décision. C'est mon successeur et le conseil d'administration qui choisiront", explique Martin Bouygues.

(Gwénaëlle Barzic, édité par Véronique Tison)

reuters.com

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